viernes, 20 de marzo de 2026

Louis-Gaston de Ségur. LE PAPE EST INFAILLIBLE

 LE PAPE EST INFAILLIBLE


I. Que le Concile du Vatican a défini l'infaillibilitė du Pape, au nom et par l'autorité de DIEU même. 


Chacun sait ce qui vient de se passer à Rome. Afin de remédier aux maux de l'Eglise et de la société, le Pape Pie IX a réuni à Rome, dans la grande Basilique du Vatican, tous les Evêques du monde en Concile cœcuménique ; et le Concile, afin de fortifier l'autorité de l'Eglise et de son Chef, a défini, c'est- à-dire proclamé solennellement, l'in- faillibilité du Pape. 

L'infaillibilité est le privilége de ne pas pouvoir enseigner l'erreur. Quand le Concile déclare qule Pape est infaillible, il déclare que toutes les fois qu'il enseigne l'Eglise universelle, le Vicaire de JÉSUS- CHRIST enseigne toujours et nécessairement la vérité . C'est DIEU, c'est JÉSUS- CHRIST qui a fondé sur la terre et constitué l'Eglise; et c'est lui qui a divisé l'Eglise en deux parties, unies mais distinctes : l'Eglise enseignante et l'Eglise enseignée. L'Eglise enseignée est formée des laïques et des simples prêtres, lesquels ne sont, en aucun cas, juges de la foi . L'Eglise enseignante, par laquelle DIEU enseigne et gouverne les fidèles répandus sur toute la terre, est composée du Pape et des Evêques ; et comme c'est DIEU lui-même qui parle par elle , qui, par elle, enseigne, commande, condamne, pardonne, tout ce que l'Eglise enseignante lie ou délie sur la terre, est en même temps infailliblement lié et délié dans les cieux. En d'autres termes, l'Eglise enseignante est infaillible ; elle ne peut se tromper ni nous tromper ; elle est immédiatement assistée de DIEU. Or, le Concile n'est autre chose que l'Eglise enseignante assemblée ; et c'est pour cela que le Concile est infaillible, et que tous ses décrets, toutes ses décisions ont un caractère d'autorité souveraine et divine. Tout le monde doit s'y soumettre; tout le monde, sans exception . Et c'est tout simple : qui a le droit de ne pas se soumettre à DIEU ? En définissant, comme il l'a fait, que le Chef de l'Eglise est infaillible dans son enseignement, le Concile a donc parlé au nom de DIEU même ; c'est l'Esprit-Saint qui, pour le bien de nos âmes et pour le salut du monde, a parlé par la grande voix du Concile, et nous a dit, entre autres vérités salutaires : « Le Pape, chef de l'Eglise infaillible , est infaillible lui-même; etjamais les Evêques, les prêtres et les fidèles ne peuvent se tromper lorsqu'ils écoutent sa parole. »


II. Ce que c'est que le Pape, et comment il est le Chef suprême de l'Église . 


Un jour, le vénérable Archevêque de Rennes rencontra, dans une de ses tournées pastorales, un brave paysan qui , s'agenouillant à ses pieds, lui demanda sa bénédiction . L'excellent Prélat l'interrogea quelque peu sur son catéchisme. C'était en 1860, au commencement des malheurs de Pie IX ; tout le monde parlait de Rome et du Pape : «Mon fils , dit l'Archevêque, sais-tu ce que c'est que le Pape ? Le bonhomme se mit à se gratter l'oreille ; il savait bien à peu près, mais ne pouvait expri- mer ce qu'il pensait. Le Pape, Monseigneur... , le Pape, dit-il ... , mafoi , c'en est un qu's'il était là , vous ne seriez pas tout de même grand chose! > Le bon Archevêque rit de bon cœur de cette ré- ponse originale. « Tu as bien raison, mon fils, lui dit-il : Je suis, tout comme toi, le fils spirituel du Saint-Père ; » et il le quitta, après l'avoir béni. Certes, un Evêque, c'est une bien grande chose; un Evêque, c'est plus qu'un roi : et cependant, qu'est-ce qu'un Evêque, auprès du Pape ? N'est- ce pas une brebis, auprès du Pasteur ? une étoile, auprès du soleil ? Le Pape est le Chef suprême de la religion chré- tienne. Il est le successeur de saint Pierre, premier Evêque de Rome et premier Souverain-Pontife de l'Eglise de JÉSUS- CHRIST ; et c'est parce qu'il est Evêque de Rome et successeur de saint Pierre que le Pape est le Chef spirituel de l'Eglise en- tière . C'est à ce titre qu'il hérite des promesses divines faites à saint Pierre, à qui JÉSUS-CHRIST A déclaré qu'il ferait reposer sur lui, et sur lui seul, tout l'édifice de son Eglise ; qu'il lui donnerait les clefs du royaume des cieux ; que sa foi ne pourrait jamais défaillir, afin qu'à son tour il pût confirmer ses frères ; enfin, qu'il l'établissait, en son lieu et place, Pasteur de ses brebis et de ses agneaux. Le Pape est donc l'héritier de ces divines et magnifiques promesses. Il est le Chef, la tête, le centre de toute l'Eglise; il est le grand intendant de la maison de Dieu, le lieutenant-général du royaume de DIEU, c'est-à-dire de l'Eglise de DIEU. Il est le Vicaire, le représentant visible, le lieutenant-général de JÉSUS- CHRIST NotreSeigneur ; et parce que Jésus-CHRIST le confirme dans l'infaillibilité de la foi, il est à son tour le confirmateur de ses frères, c'est-à-dire le Docteur infaillible de tous les Evêques, de tous les prêtres, de tous les baptisés. Il est le Pasteur, le Conducteur , l'Evêque de ¡' Eglise universelle, l'Evêque des Evêques, le Pasteur des Pasteurs, le Docteur des Docteurs, le Père des Pères, le Chef des Chefs. Tous doivent révérer le Pape comme le représentant visible du Fils de DIEU ici-bas. Lui obéir , lui désobéir, ce n'est pas obéir ou désobéir à un homme : c'est obéir à DIEU, c'est désobéir à DIEU. Le Pape, ou plutôt Jésus-CHRIST dans le Pape, est donc le Chef unique de la vraie religion ; il est le Père de nos amec, le Père du peuple chrétien tout entier ; et un jour viendra où tous les peuples du monde réunis dans la même foi, ne formeront qu'un seul troupeau sous la houlette pastorale du Pape, Vicaire de JÉSUS-CHRIST. Que de grandeurs accumulées sur la tête d'un homme ! Que c'est bien là le digne représentantde l'Homme-DIEU ! Et de quelle divine majesté NotreSeigneur fait resplendir son Vicaire I


III Qu'il est tout simple que le Pape soit infaillible lorsqu'il nous parle comme Chef de l'Église. 


Lorsque le Pape enseigne, lorsqu'il déclare à l'Eglise que telle doctrine est vraie ou fausse, que telle ligne de conduite est bonne ou mauvaise, c'est JÉSUS-CHRIST lui -même qui parle par la bouche de son Vicaire ; et comme JÉSUS- CHRIST est la vérité infaillible , il ne souffre jamais que son Vicaire puisse enseigner l'erreur. Il l'assiste si puissam- ment, qu'il le maintient dans la vérité, selon la promesse qu'il lui en a faite : « J'ai prié pour toi, afin que ta foi ne puisse défaillir. » 

N'est-il pas tout simple que , tout homme qu'il est, le Pape, ainsi assisté par Notre-Seigneur, ne puisse pas se tromper ? 

Et puis, la foi nous apprend que chaque Evêque, chaque prêtre, chaque fidèle est obligé en conscience, sous peine de révolte et de schisme , de soumettre son esprit à l'enseignement du Pape, de croire du fond du cœur tout ce qu'il dit ; le silence respectueux ne suffit pas : c'est la foi qu'il faut, la foi proprement dite, la soumission pleine et entière de l'esprit, du jugement et du cœur. Dès lors , n'est-il pas évident que si le Pape pouvait se tromper, toute l'Eglise se tromperait nécessairement avec lui ? Or, il est également de foi que l'Eglise catholique ne peut sortir des voies de la vérité, qu'elle possède et possédera toujours la vraie foi , en un mot, qu'elle est infaillible . 

Le Pape est donc infaillible parce qu'il est le Chef suprême de l'Eglise infaillible, laquelle doit toujours lui obéir. Il est son Chef, c'est-à-dire sa tête. Elle le suit partout et nécessairement, comme le corps et les membres suivent partout la tête. Pour que le corps ne s'égare pas, il faut de toute nécessité que la tête ne puisse s'égarer. Le Pape guide l'Eglise : c'est sa fonction nécessaire ; l'Eglise doit le suivre, et elle le suit toujours : or, s'il s'égarait, elle s'égarerait forcément avec lui. Donc, il ne peut s'égarer ; donc il ne peut enseigner l'erreur ; donc il est infaillible. N'est- ce pas clair comme le jour ?


IV Des idées ridicules que l'on se fait parfois de l'infaillibilité du Pape. 


Il y a des gens qui croient bonnement que parce que le Pape est infaillible , il ne peut pas dire une parole qui ne soit un oracle. 1. 

Ainsi , un beau jour, le Pape dira en s'éveillant, qu'il amal dormi, que le temps doit être à l'orage : parole infaillible , dogme de foi ! 

Il dira : << Apportez-moima tabatière, elle est sur mon bureau ; » -dogme de foi, qu'il faudra croire pour être sauvé. 

Il demandera à son valet de chambre une sou- tane plus large ; celle qu'on lui présente est, dit-il , trop étroite : oracle inspiré, parole infaillible ! 

Un fourbe se présente à son audience ; le bon Pape croit aux protestations de dévouement qui lui sont faites ; il dit de cet hypocrite : « C'est un homme de bien ; » - il le faudra croire , car le Pape est infaillible. Eh non, mille fois non ! C'est avec ces niaiserieslà qu'on ridiculise la foi, et qu'on éloigne une quan- tité d'esprits honnêtes. 

Il faut distinguer ici : dans le Chef de l'Eglise, il y a le Pape et l'homme. L'homme est faillible, comme tous les autres hommes. Lorsque le Pape parle comme homme , comme personne privée, il peut parfaitement se tromper , même quand il parle des choses saintes. Comme homme , le Pape n'est pas plus infaillible que vous et moi. 

Mais quand il parle comme Pape , comme Chef de l'Eglise et comme Vicaire de JÉSUS- CHRIST, c'est une autre affaire . Alors il est infaillible : ce n'est plus l'homme qui parle, c'est JÉSUS- CHRIST qui parle, qui enseigne, qui juge par la bouche de son Vicaire.

 Or , comme Chef de l'Eglise et Vicaire de JÉSUS- CHRIST , le Pape a pour mission de garder pur et intact le dépôt de la foi , de maintenir par- tout la pureté de la doctrine chrétienne et de la pratique de la religion, de faire régner JÉSUSCHRIST sur le monde, de sauver et de sanctifier les hommes, de proclamer en toutes choses la vé- rité et la justice, de condamner l'erreur, l'injustice et le péché . Voilà sa mission , sa mission sacrée ; il n'en a pas d'autre. C'est la mission même de l'Eglise, la mission de Jésus-CHRIST, Chef céleste del'Eglise. 

Le Pape est infaillible en tout cela; mais, en dehors de cela , il n'est nullement infaillible. En d'autres termes, il est infaillible quand il parle comme Pape, mais non pas quand il parle comme homme. Et il parle commePape, lorsqu'il enseigne publiquement et officiellement des vérités qui in- téressent toute l'Eglise , au moyen de ce qu'on appelle une Bulle, ou une Encyclique, ou quelque autre acte de ce genre. 

En pratique , les simples fidèles savent que le Pape a parlé comme Pape , lorsqu'ils l'apprennent de leur Evêque et de leur curé, à la condition toutefois (et ce n'est pas difficile à savoir) que l'Evêque ou le curé ne soit pas hérétique ou schismatique, c'est-à-dire en opposition évidente avec les enseignements du Chef de l'Eglise .


V Que ce n'est pas pour lui-même, mais pour nous que le Pape est infaillible. 


L'infaillibilité du Pape doit nous être aussi chère que le don de la foi, que l'espérance du salut. Pourquoi, en effet, le bon DIEU a-t-il voulu que son Vicaire fût infaillible, sinon pour nous assurer à tous une foi exempte d'erreurs et une lumière tout à fait certaine qui guide nos pas dans la voie du salut éternel ? Pourquoi le Pape est-il infaillible ? Est-ce pour sa satisfaction personnelle ? Est-ce dans un dessein d'orgueil et de domination ? Evidemment non. L'autorité n'est jamais donnée à un homme que pour le bien des autres; et cette règle est, s'il se peut, plus vraie encore en matière d'autorité religieuse. Le prêtre est-il prêtre pour lui ou pour les au- tres? N'est- ce pas pour les autres, uniquement pour les autres, qu'il reçoit le pouvoir de prêcher la religion , de pardonner les péchés , de célébrer la Messe, d'administrer les sacrements , de diriger les consciences ? 1 L'Evêque n'est pas davantage Evêque pour lui, mais bien pour es diocésains. Il n'est revêtu de cette grande et belle autorité épiscopale que pour sanctifier son clergé, et, par ce clergé ainsi sanctifié, sauver les âmes, faire régner le bon DIEU dans tout son diocèse, et, avec le bon Dieu, la paix, la justice, le vrai bonheur. Voilà pourquoi l'Evêque est Evêque. Il en est de même du Souverain-Pontife. La suprême-et infaillible autorité ne lui est pas don- née pour lui, mais pour l'Eglise, pour chacun de nous. En effet, c'est grâce à son autorité souveraine en matière de religion que la foi se maintient pure dans toute l'Eglise, que les erreurs sont con- damnées, que les sacrements nous sont administrés, que le culte divin se célèbre comme il convient; en un mot, que les voies du salut demeurent toujours ouvertes et accessibles à chacun de nous. Le Pape est Pape pour nous, et son autorité, son infaillibilité sont le vrai trésor des Evêques, des prêtres et des chrétiens. Voilà pourquoi , tout en étant le Chef et le Supérieur de tous, le Pape est véritablement le Serviteur de tous, « le Serviteur des serviteurs de DIEU. » A entendre certaines gens, on dirait vraiment que le Pape n'est pas pour eux, mais contre eux ; que son autorité amoindrit la leur ; que son infail- libilité n'est bonne qu'à humilier les chrétiens et à lui donner de l'orgueil. Ces esprits-là sont bien peu catholiques ; et ils oublient que tout, dans l'Eglise, est institué pour le bien et le bonheur des enfants de DIEU. L'autorité et l'infaillibilité du Pape sont une des plus grandes preuves d'amour, de miséricorde, de bonté, que la Providence ait pu donner à chacun de nous. Donc c'est pour nous que le Pape est infaillible; c'est pour vous, ingrats, qui l'attaquez. 


VI Commentle Pape peut être infaillible, quoiqu'il ne soit qu'un homme. 


D'abord, du moment que nous savons qu'il est infaillible, il importe très-peu de savoir comment il l'est. S'il l'est, il peut l'être . Or, il est de foi qu'il l'est. En second lieu, qu'y a-t-il d'impossible à ce que le bonDIEU éclaire et assiste si bien l'esprit d'un homme, dans telle et telle circonstance donnée, que cet homme ne puisse enseigner l'erreur ? Il n'y a évidemment là rien d'impossible. Je dirai plus : il n'y a rien de surprenant, du moment que l'Eglise est le royaume de DIEU sur la terre, et que l'homme choisi pour en être le Chef est le Vicaire, le représentant de DIEU. N'est-il pas tout à fait dans l'ordre que le Vicaire de DIEU, que le Chef suprême de l'Eglise soit le Docteur infaillible de la vérité ? Nous l'avons dit déjà : ce n'est pas comme homme, c'est comme Pape que le Souverain-Pontife est infaillible ; c'est comme Pape, et lorsqu'il parle comme Pape, qu'il est assisté de l'Esprit de vérité. La faiblesse naturelle de l'esprit humain ne fait rien à la chose, et n'apporte aucun obstacle à l'action de DIEU sur son Vicaire. Ajoutons que cette assistance surnaturelle du bon DIEU ne tombe jamais que sur une terre merveilleusement préparée à la recevoir ; car, toutes les fois que les Souverains- Pontifes ont eu à définir , c'est-à-dire à décider souverainement un point de doctrine, ils se sont toujours entourés de précau tions infinies : prières, études approfondies, conseils et consultations de tout genre, avis préalables de savants théologiens, de Cardinaux, d'Evêques ; rien n'est épargné. De sorte que, même au point de vue purement humain, il y aurait déjà là de tels éléments de vérité, un tel faisceau de lumières et de science, qu'il serait bien difficile de se trom- per. L'assistance divine venant par là-dessus, l'infaillibilité doctrinale du Souverain- Pontife n'estelle pas, je vous prie, chose toute simple ? 


VII Si le Pape est impeccable parce qu'il est infaillible. 


Pas le moins du monde. Tout en étant infaillible comme Vicaire de JÉSUS- CHRIST, le Pape ne cesse pas d'être peccable, parce qu'il ne cesse pas d'être homme. S'il eût été nécessaire au bien de l'Eglise et au salut du monde que le Chef de l'Eglise fût impec- cable, nul doute que Dieu ne l'eût fait impeccable comme il l'a fait infaillible. Cela n'était pas nécessaire : il ne l'a pas fait. Que faut-il, en effet, à l'Eglise ? qu'elle ait une règle certaine et infaillible en matière de croyance ; et elle l'a, au moyen de l'infaillibilité de son Chef; puis, qu'elle ait une autorité souve- raine, indiscutable, certainement sainte, en matière de direction et de conduite ; et cette autorité, elle la trouve dans la suprême autorité, à laquelle il n'est jamais permis de désobéir. Voilà ce qui est nécessaire à l'Eglise. Mais on ne voit pas à quoi lui servirait l'impeccabilité de son Chef. Si le Pape était impeccable, cette grâce lui serait certainement très-précieuse ; mais elle ne servirait guère qu'à lui . Pour la conduite de l'Eglise, son infailli- bilité et son autorité souveraine suffisent complétement. 


VIII Comment un mauvais Pape . peut être et est infaillible , tout comme un bon. 

Ce qui a été dit déjà l'explique parfaitement, ce me semble. Ce n'est pas parce qu'il est bon et saint, que le Chef de l'Eglise est infaillible ; c'est parce qu'il est Pape ; c'est parce qu'il est Vicaire de DIEU et Chef suprême de l'Eglise . Demêmequ'un mauvais prêtre ne cesse pas pour cela d'être prêtre, de sorte que sa messe, ses absolutions, etc., sont valides ; de même un Pape, qui aurait le malheur de n'être pas vertueux et saint, ne cesserait pas pour cela d'être Pape, et, commetel, de jouir de tous les priviléges accordés par le bon Dieu à la Papauté. Quelque mauvais qu'on le suppose, il n'en serait pas moins le Pape, le représentant visible de JésUS- CHRIST, le Pasteur et le Docteur infaillible de toute l'Eglise. Méprisable comme homme, il serait toujours vénérable comme Pape, et Notre-Seigneur, dont les promesses sont immuables, le rendrait aussi facilement infaillible que s'il avait affaire à un homme saint et pur. Dans la longue série des deux cent cinquante- huit Papes qui, depuis saint Pierre jusqu'à ce jour, ont gouverné l'Eglise de DIEU, il y a eu deux ou trois Papes qui ont été notoirement indignes de 2. leur sainte mission ; et Dieu a permis que ces deux ou trois indignes n'aient eu à définir aucune vérité durant leur pontificat. Néanmoins, s'il eût été nécessaire qu'ils le fissent, ils eussent été, comme les autres, assistés de la grâce de l'infaillibilité. Jamais un Pape ne s'est trompé en enseignant la foi, parce que le bon Dieu ya pourvu, en main- tenant son Vicaire, quel qu'il soit, bon ou mau- vais, au-dessus de l'infirmité naturelle de l'intelli- gence humaine, qui peut toujours se tromper, qui peut toujours faillir . Ainsi, au point de vue de l'autorité et de l'infaillibilité, il importe très -peu que le Pape soit bon ou mauvais, juste ou pécheur. 


IX Si l'on peut être catholique sans croire à l'infaillibilité du Pape. 


Non; car pour être catholique, il faut croire toutes les vérités que l'Eglise catholique enseigne au monde de la part de DIEU. Or, l'Eglise catholique, rassemblée en Concile au Vatican, vient de proclamer infailliblement, comme dogme de foi , l'infaillibilité du Pape. On serait hérétique, si l'on refusait d'y croire. L'infaillibilité du Chef de l'Eglise est une vérité révélée dès l'origine par Notre-Seigneur à ses Apôtres : une vérité qui a été crue pratiquement dans tous les siècles ; une vérité dont 'Eglise a vécu, et que le Concile du Vatican vient de définir, parce que des esprits mal faits avaient bouleversé les consciences en l'attaquant violemment. Ce n'est pas « un dogme nouveau, » comme quelques-uns l'ont prétendu : il n'y a pas de dogme nouveau dans l'Eglise ; il n'y a de nouveau que le décret par lequel l'Eglise déclare solennellement que telle ou telle croyance fait partie de la foi révélée. Le Concile , c'est-à-dire l'Eglise enseignante, ayant défini comme dogme de foi l'infaillibilité du Souverain-Pontife, n'y pas croire, ce serait nier l'infaillibilité du Concile, l'infaillibilité de l'Eglise enseignante ; or, cette infaillibilité a été dès l'ori- gineundogme indiscutable, indiscuté, absolument certain. Au fond, le décret du Concile du Vatican, qui a défini l'infaillibilité du Pape, n'a fait autre chose que mieux préciser, mieux déterminer le grand dogme de l'infaillibilité de l'Eglise. Tout le monde est donc obligé, sous peine de péché mortel, sous peine d'hérésie et d'apostasie, de croire, du fond du cœur, sans aucune restric- tion , que le Souverain-Pontife ne peut errer lorsqu'il enseigne l'Eglise. On doit le croire, parce que c'est une vérité divine et révélée, une vérité définie par l'Eglise. On doitle croire de cœur, et le professer de bouche, comme on croit toutes les autres vérités de la foi : la Trinité , l'Incarnation , la présence réelle, etc. Si l'on refusait cet acte de foi, on ne pourrait plus recevoir les sacrements ; on ne serait plus enfant de DIEU ni de l'Eglise . Avis à tous ceux qui ont eu l'imprudence de lire ces brochures, ces pamphlets, ces journaux où l'autorité du Souverain-Pontife était indignement attaquée et ridiculisée de mille manières ; où la liberté du Concile du Vatican était journellement mise en doute avec autant de légèreté que d'audace ; où l'histoire était défigurée et la science faussée ; où le venin de l'hérésie était habilement distillé, afin d'empoisonner les âmes. Oh! que les hommes qui ont mené cette conspiration ont donc été coupables ou du moins aveugles ! Que de milliers d'âmes ils ont égarées ! De combien de blasphèmes contre la foi ne sont-ils pas et ne seront-ils pas longtemps encore peut- être responsables devant Dieu ! Laissons-les dire : ils se trompent. Ne prêtons pas l'oreille à leurs discours plus ou moins cарtieux. N'a-t- on pas toujours eu une cargaison d'arguments au service des plus mauvaises causes ? Quels qu'ils puissent être , laïques ou ecclésiastiques, prêtres, Religieux, Evêques même (ce qu'à DIEU ne plaise !) séparons-nous d'eux sans discuter et demeurons à tout prix fidèles à Dieu, en demeu- rant fidèles à son infaillible Vicaire. 


X S'il est vrai , comme on a osé le dire , que le Concile du Vatican n'a été ni vraiment œcuménique, ni vraiment libre. 

Quand les adversaires de l'infaillibilité du Pape ont vu que la discussion ne tournait pas selon leurs prétentions, quelques-uns d'entre eux, pour échapper au décret qui allait les condamner, se sont mis à dire : « Le Concile n'est pas vraiment œcuménique; le Concile n'est pas vraiment libre ! » Cette double prétention n'a vraiment pas le sens commun. Jamais Concile n'a été plus œcuménique, n'a été plus libre que le Concile du Vatican. Qu'est-ce qui fait qu'un Concile est vraiment œcuménique ? quatre conditions : 1º qu'il soit convoqué par le Pape ; 2º que tous les Evêques y soient convoqués ; 3º qu'il soit présidé par le Pape en personne, ou par ses Légats; 4º que ses décrets soient confirmés par le Pape. Or, n'est- il pas clair comme le jour que le Concile du Vatican a rempli pleinement ces quatre conditions ? Donc il est parfaitement œcuménique. Il n'a pas été moins parfaitement libre. La liberté ne peut être entravée que par la violence ou les menaces de quelque ennemi du Pape ou des Evêques. Or, au Concile du Vatican, rien de sem- blable . Les gouvernements ne s'en sont pas mêlés (grâces à DIEU) ; et les révolutionnaires n'ont pas osé bouger : il n'y a donc pas eu l'ombre de pression extérieure. Il n'y a pas eu davantage de pression au dedans. Le règlement du Concile, vrai chef-d'œuvre de prudence, de sagesse et de prévoyance, laissait à toutes les opinions la pleine liberté de se produire, soit par écrit, soit de vive voix ; les abus seuls étaient prévenus et écartés. Une patience vraiment admirable a présidé à toutes les discussions ; il a fallu le parti pris de la passion pour oser dire le contraire. Dans la seule discussion de l'infaillibilité, déjà mûrie par quantité d'écrits pour et contre, plus de cent Evêques ont parlé pendant une heure, une heure et demie, deux heures; la question a été présentée sous toutes ses faces ; et la clôture des débats, toujours demandée et votée selon toutes les règles, n'a jamais empêché aucune lumière de seproduire. Le Pape, Chef du Concile, a respecté jusqu'au bout la liberté des Evêques ; les Evêques ' ont res- pecté avec un juste amour l'autorité du Pape.. Quoi donc de plus libre que ce grand Concile ! L'autorité n'y a réprimé que la licence. Ceux qui prétendent que le Concile du Vatican n'a été ni libre ni œcuménique sont ou bien des gens qui ne savent pas ce qu'ils disent, ou bien des esprits rebelles qui cherchent à éluder les dé- cisions de la sainte Eglise. Ce sont ou des ignorants ou des traîtres. "Il n'est permis à aucun catholique d'avancer de ces choses-là. Il serait vraiment trop com- mode d'échapper ainsi à l'obéissance. Jamais aucun hérétique ne pourrait être convaincu et condamné. 


XI Que la cause du Pape est notre cause, à tous . 

On n'y pense pas assez : la cause du Pape est, pour chacun de nous, une cause personnelle , une cause d'où dépend directement notre bonheur ou notre malheur, ici-bas d'abord, puis dans l'é- ternité. Voyez plutôt : Sans le Pape, il n'y a pas d'Eglise, comme il n'y a pas de corps vivant sans tête, pas d'armée sans chef. Sans l'Eglise, il n'y a pas de christia- nisme : l'Eglise est la divine gardienne du chris- tianisme, de la foi, de l'Evangile, de la morale chrétienne, des sacrements, de tous les canaux de la grâce. Enfin, sans la religion chrétienne, le monde entier retombe dans la barbarie paſenne, c'est-à-dire dans l'odieuse domination de l'homme sur l'homme, dans le culte et la pratique de tous les vices, et dans tous ces horribles abus qu'on ap- pelait le césarisme, l'esclavage, la polygamie, le culte du démon. En pratique, la paix et le bonheur de l'humanité reposent donc sur la religion chrétienne, qui est la seule vraie religion ; sur l'Eglise catholique, qui seule est la vraie Eglise ; et, au sommet de l'Eglise , sur le Pape, seul Chef suprême de l'Eglise. Ce qui touche au Pape, intéresse tout le monde, jusqu'au dernier fidèle . Les sociétés secrètes, qui étendent leurs ramifications dans le monde entier , font aujourd'hui une guerre à mort à la Papauté. Si elles venaient à réussir, ne fût-ce que pour un temps, tous les Evêques, tous les chrétiens se- raient immédiatement atteints, comme tous les membres, tous les organes d'un homme sont mor- tellement atteints par le coup qui vient abattre ou briser la tête. En pratique, le Pape, c'est pour nous la paix dans le service de DIEU, la sé- curité dans la foi, la lumière dans la voie du devoir et du salut ; c'est la possession tranquille et la jouissance des choses saintes, des consolations divines de la religion, soit dans la vie, soit à l'heure suprême de la mort; c'est le baptême de nos petits enfants ; ce sont les joies ineffables de la première communion ; c'est la prédication régulière de la • parole de DIEU, la célébration du Saint-Sacrifice et de nos belles fêtes religieuses : c'est JÉSUS-CHRIST demeurant avec nous dans ses tabernacles ; c'est le consolant pardon du confessionnal ; c'est le maintien de la famille chrétienne ; c'est l'éducation religieuse de la jeunesse ; c'est la conservation des rais principes et des bonnes mœurs; en un mot, c'est le bonheur public, c'est la paix, le salut des sociétés chrétiennes, des familles et des individus. Voilà ce que nous est le Pape; voilà ce que le Pape nous représente, ce qu'il nous apporte, ce qu'il nous conserve. Voilà ce qu'est sa cause. Pour nier cela, il faudrait nier la foi, nier la divine mission de l'Eglise, nier JÉSUS -CHRIST, nier DIEU ; c'est-à-dire perdre la tête. Nous autres catholiques, nous sommes les grands bienfaiteurs du monde, par cela seul que nous maintenons hautement les droits, la cause sacrée duPape envers et contre tous. Cette cause est la cause de DIEU, la grande cause du salut public ; nous ne saurions trop nous y dévouer. Coûte que coûte, il faut la faire triom- pher ; sans quoi le monde est perdu. 


XII Pourquoi la cause du pouvoir temporel du Pape est une cause religieuse à laquelle tout chrétien doit s'intéresser vivement. 

Eh, c'est bien simple : le pouvoir temporel du Pape est la garantie de l'indépendance de son pouvoir spirituel ; le Pape n'est Roi que pour pou- voir exercer librement son ministère de Pape : voilà pourquoi la cause du pouvoir temporel est, au fond, quoi qu'on en dise, une cause toute religieuse, une cause beaucoup plus spirituelle que temporelle . Voilà aussi pourquoi les ennemis de l'Eglise attaquent à outrance ce pauvre temporel, et tâchent de le faire passer pour une affaire purement politique. Ils savent bien qu'il n'en est rien ; ils savent ce qu'ils veulent : le renversement du Chef de l'Eglise, et partant de l'Eglise elle-même ; mais, pour ne pas trop effaroucher les peuples, à leur avis , encore trop chrétiens, ils enveloppent leur complot dans le manteau de la politique et se croient dès lors tout permis contre le SaintPère. Ce qu'il y a de douloureux, c'est de voir des millions et des millions de braves gens donner en plein dans le panneau, et croire naïvement ce que ces séducteurs leur ont corné aux oreilles. Ils font dès lors cause commune avec les impies, et quand le crime sera consommé (si DIEU permet qu'il le soit jamais) ; il sera trop tard pour se repentir utilement. De grâce , unissons-nous comme les soldats d'une même armée, et ne laissons pas l'ennemi dépouiller le Roi de nos âmes ; unissons - nous comme les membres d'une même famille, et ne laissons pas les voleurs ravir le bien de notre père. I Le Pape a besoin d'être protégé et environné de la majesté du pouvoir royal, parce qu'il est le père spirituel dela grande famille humaine, qui se doit à elle-même de maintenir son Chef dans un état de liberté et de grandeur proportionné à sa dignité suprême. C'est comme Roi, et non pas seulement comme homme, ni comme Evêque, que le Pape a droit à l'assistance efficace de tous les chrétiens . Cette assistance doit être grande, doit être royale, comme il convient à un Pontife-Roi ; et l'on ne saurait trop exalter l'importance, l'excellence , la nécessité de la grande Œuvre catholique du Denier de saint Pierre . Le Denier de saint Pierre est une aumône : oui ; mais c'est une aumône catholique et royale. C'est l'aumône glorieuse que les enfants de DIEU ont l'honneur et le bonheur d'offrir chaque année au Vicaire de JÉSUS- CHRIST, pour l'aider à vivre d'une manière digne de lui-même , d'une manière digne de la sainte Eglise catholique , c'est-à-dire en Roi. Fermons l'oreille aux calomnies absurdes de la mauvaise presse, relativement au pouvoir tempo- rel et aux prétendus abus du Denier de saint Pierre. Ne nous lassons pas de donner au SaintPère. Il aura besoin de nous, aussi longtemps que ses ennemis retiendront injustement et sacrilégement les quatre cinquièmes de ses Etats, qui jadis suffisaient largement à tous ses besoins de RoiPontife. Surtout ne nous laissons jamais séduire par les belles paroles de ces messieurs, et n'ou- blions pas qu'à plusieurs reprises, et en particulier aux grandes solennités du Centenaire, en 1867, le Pape, et avec lui tout l'épiscopat, a proclamé solennellement la nécessité dupouvoir temporel ; il adéclaré que, dans l'état actuel du monde, le pouvoir temporel était la seule véritable garantie de l'indépendance de son ministère spirituel ; et il a de nouveau frappé d'excommunication tous ceux qui, d'une manière ou d'une autre, par leurs pa- roles , ou par leurs écrits, ou par leurs actes, directement ou indirectement , oseraient attaquer le pouvoir temporel du Saint-Siége . Jugez par là si cette cause doit être chère à un cœur chrétien!


XIII Pourquoi la Révolution est l'ennemie mortelle du Pape et de l'Église . 

Ce qu'on appelle la Révolution, c'est une grande et universelle révolte de la société contre Notre-Seigneur JÉSUS-CHRIST et contre son Eglise . C'est un ensemble de soi-disant principes, d'idées et de systèmes, mis en avant au siècle dernier par Voltaire , Rousseau et quelques autres impies , afin de déchristianiser la société . Voilà ce que c'est que la Révolution, ni plus ni moins. C'est la guerre à l'Eglise , érigée en principe ; c'est la guerre à toutes les institutions sociales de l'Eglise , et par conséquent à la monarchie chrétienne, telle que l'Eglise l'avait donnée au monde sur les ruines du césarisme païen et de l'esclavage. Un révolutionnaire est donc un homme quiadopte ces principes et ces idées détestables, qui se laisse attraper par les illusions de ces systèmes , comme par les dents d'un engrenage. Il peut n'être pas un méchant homme, un rouge, comme on dit ; mais, qu'il le sache ou non, qu'il le veuille ou qu'il ne le veuille pas, il est un révolutionnaire, un homme à principes faux, à principes anticatholiques ; il est soldat de la Révolution ; il est dans le camp des ennemis mortels de JÉSUS-CHRIST, del'Eglise et de la foi . Certes, il n'y a pas là de quoi plaisanter, et il faut y regarder de près. Il y a des révolutionnaires dans tous les rangs de la société ; il y en a et beaucoup parmi les hommes d'Etat, dans les Chambres, dans les palais et jusque sur les trônes. Plus ils sont haut placés, plus ils sont dangereux . Que la Révolution soit l'ennemie acharnée du Pape, personne ne songe à le nier ; c'est non-seulement évident et hautement avoué, mais de plus, c'est nécessaire : la Révolution repousse le Pape et l'Eglise, comme la nuit repousse le soleil et la lu- mière; et réciproquement, le Pape repousse la Révolution, comme le jour repousse et combat la nuit. De quel côté nous rangerons-nous ? Sous quel chef, dansquelle armée voulons-nous combattre ? Il n'y a pas à dire, il faut combattre ; nulnepeutrester neutre. « Celui qui n'est pas avec moi est contre moi, » a dit JÉSUS-CHRIST. Le Pape, son Vicaire, répète ce même cri de guerre et de salut : « Celui qui n'est pas avec moi, est contre moi. » Tel est aussi, du reste, le mot d'ordre de la Révolution et de Satan, sondigne père. Si nous ne voulons pas apostasier notrebaptême, notre foi, notre DIEU ; si nous voulons sauver notre âme et contribuer à sauver la France et le monde, soyons de vrais catholiques , et détestons de toutes nos forces , repoussons toutes ces idées malsaines et mortelles que la Révolution sème à pleines mains dans tous les rangs de la société. Elle les sème au nom de la politique, par l'organe de la plupart des gouvernements modernes, qui ont perdu la foi. Elle les sème au nom sacré de « la Loi, qu'elle fait ainsi servir au mal et à l'injustice. Elle les sème par la presse, par des milliers de journaux, par des millions de romans, de pamphlets et de mauvais livres,qui infiltrent les principes révolutionnaires dans les campagnes commedans les villes,chez les pauvres comme chez les riches, dans les ateliers, dans les chaumières comme dans les palais et dans les académies. Elle en infecte notre jeunesse par des systèmes d'ensei- gnement et d'éducation sans religion. Elle pénètre partout ; elle veut tout envahir. Parfois même elle s'affuble du masque de la religion ; elle dit qu'elle est chrétienne, qu'elle aime et vénère la morale de l'Evangile et qu'elle n'attaque l'Eglise et le sacerdoce , que pour supprimer les abus et donner aux peuples une religion plus pure. C'est entre autres le jargon des Loges ma- çonniques , institution essentiellement anticatho- lique, et qui cache son véritable esprit sous des apparences de bienfaisance et de fraternité. Tenons-nous bien contre toutes ces menées perfides. Soyons des chrétiens tout de bon. Gardons la pureté de nos principes : ils viennent de DIEU; ils sont vrais; seuls, ils apportent le bonheur. Veillons à nos lectures, surtout aux jour- naux. Ecoutons docilement la voix de nos prêtres . La Révolution est la grande ennemie de DIEU et des enfants de DIEU : combattons-la partout de notre mieux, sous la direction du Vicaire de DIEU etdes ministres de DIEU. 


XIV Ce que c'est qu'aimer et respecter le Pape.. 

C'est avant tout lui obéir et demeurer fidèle à la sainte Eglise. Comme Notre-Seigneur, le Pape peut dire : Celui qui m'aime, observe mes lois . » Aimer et respecter le Pape , c'est croire d'une très- ferme et très-pure foi tout ce que l'Eglise enseigne, et particulièrement ce qu'enseigne le Pape, Chef de l'Eglise , relativement aux erreurs du siècle où l'on vit . La pureté d'une foi bien catholique est la base du religieux amour que nous devons tous au Pape. Aimer et respecter le Pape, c'est prendre à cœur les intérêts de la religion, de l'Eglise, du Saint- Siége. Le dévouement est inséparable du véritable amour ; on se dévoue parce qu'on aime. L'indifférence religieuse est un signe certain que l'on n'aime ni le Pape ni Celui dont le Pape est le Vicaire. Quand on aime, quand on respecte le Pape, on ne parle de lui qu'avec révérence; on ne se permet pas de juger sa personne sacrée, ni ses actes ; on accueille avec un cœur filial toutes ses décisions, et l'on ne permet à personne de les contredire encore moins de les railler. Quel est le bon fils qui laisserait tranquillement insulter son père ? Si l'on ne peut toujours imposer silence aux gens , on peut du moins et l'on doit toujours se séparer d'eux. Rougir du Pape devant n'importe qui, serait une faiblesse indigne d'un vrai catholique. Enfin, celui qui aime et respecte le Pape, n'é- pargne rien pour sa cause, et il tâche de lui gagner les sympathies de tous ceux au milieu des- quels il vit. Si tous les catholiques remplissaient bien ce grave devoir, l'Eglise n'aurait pour ainsi direrien à craindre des complots des impies. Unis à nos prêtres, à nos Evêques et au Vicaire de JÉSUSCHRIST, nous formerions une armée véritablement invincible . Que la Vierge MARIE daigne répandre dans tous nos cœurs cet esprit d'union, de foi et d'obéissance ! Qu'elle daigne nous obtenir de son Fils un franc et véritable amour pour l'infaillible Vicaire de son Fils ! Surtout en ce temps-ci, c'est la grâce des grâces ; et je vous la souhaite, ami lecteur. Qu'il me soit permis d'avertir ici les personnes qui désireraient s'éclairer davantage sur cette question capitale, que je publie, en même temps que cet opuscule purement populaire, un autrepetit travail, dédié aux gens du monde, et intitulé: Le dogme de l'infaillibilité. J'ai tâché d'y résumer très-brièvement et très- clairement toute la question . D'abord j'y expose la doctrine de l'infaillibilité ; puis , je passe en revue les objections soulevées contre cette doctrine ; puis enfin, les objections soulevées contre le décret et le Concile. J'ose recommander ce petit traité à la méditation de tous ceux qui auraient lu les brochures ou les journaux opposés jadis à la définition. Il est très-dangereux de garder des ombres et des préjugés, du moment qu'il s'agit d'une vérité de foi. FIN. 

lunes, 16 de marzo de 2026

Chapter 14: It is sometimes lawful for Christians to wage war 

We now turn to the fourth question, which deals with war.122 This discussion has three parts. First, we must demonstrate that sometimes wars are lawful for Christians. Second, we must explain the conditions of a just war. Third, because of Luther, we have to prove that Christians rightly take up arms against the Turks. To start with the first point, it was an ancient heresy of the Manicheans to argue that war was by nature unlawful, and therefore they accused Moses, Joshua, David, and other Fathers of the Old Testament, who waged wars, of impiety, as blessed Augustine reports in Contra Faustum, book 22, chapters 74ff.123 Some people brought up the same heresy in our time, and especially Erasmus who in various places, but especially in Annotationes ad capitulos III et XXII Lucae, argued at length that war was one of the evils that God tolerated and permitted to the ancient Jews, but that war was forbidden to the Christians by Christ and the apostles.124 Also Cornelius Agrippa in De vanitate scientiarum, chapter 79, affirms that the practice of war was prohibited by Christ. So did Johann Wild in book 4 of his commentaries on Matthew, with an explanation of the passage in chapter 26: “All they that take the sword shall perish with the sword.” The Anabaptists teach the same, as Melanchthon attests in his Loci, chapter on the magistrate. Alfonso de Castro attributed the same doctrine to Oecolampadius under the entry “war,” which seems surprising to me, since Zwingli, his associate, approved of war so much that he died fighting in battle; and Calvin in book 4 of the Institutiones, chapter 20. Melanchthon, as quoted before, and other heretics of the time likewise teach in word and deed that war should be waged. By contrast, just as the whole Church always taught in words and examples, we say that war by nature is not unlawful, and waging war is allowed not only to the Jews but also to the Christians, provided that the conditions which we will later discuss are fulfilled. This is proved by the evidence of Scripture, in Judges 3: “Now these are the nations which the Lord left, to prove Israel by them, even as many of Israel as had not known all the wars of Canaan; Only that the generations of the children of Israel might know, to teach them war, at the least such as before knew nothing thereof.”125 These words not only show God’s permission but God’s absolute will. Likewise in 1 Kings 15: “Thus saith the Lord of hosts, I remember that which Amalek did to Israel, how he laid wait for him in the way, when he came up from Egypt. Now go and smite Amalek, and utterly destroy all that they have, and spare them not, etc.”126 Here also we see not a permission but a command, and the Old Testament is full of similar instances. The same in Luke 3: “And the soldiers likewise demanded of him, saying, And what shall we do? And he said unto them, Do violence to no man, neither accuse any falsely; and be content with your wages.”127 The Anabaptists, according to Melanchthon, say that John allowed the Jews war because they were imperfect and that Christ taught something entirely different. On the contrary, since John was preparing the path for the Lord, he cannot have allowed what Christ was soon to remove. Also, the Jews could not make use of that permission, since Christ would come the same year and prohibit war, as they would have it. Moreover, men might have suspected that Christ and John did not agree with each other, which would have been truly absurd. Erasmus replies otherwise, that these commands are given to the soldiers not so that they might live well following them, but so that they might live less badly, which seems also to be Theophylactus’s interpretation. But it is otherwise, for John had said before: “Bring forth therefore fruits worthy of repentance,” and “Every tree therefore which bringeth not forth good fruit is hewn down, and cast into the fire.”128 As a consequence, the repenting publicans and soldiers asked what was the good fruit they should bring forth. So either John deceived them, or soldiers can attain salvation if they fulfill what John commanded them. Regarding Theophylactus, I say two things. First, he does not say that war is evil, but only that John exhorted the people who were innocent to do good, that is, to share their goods with the others, but he exhorted the publicans and soldiers, who were incapable of such perfection and could not do works of supererogation, to desist from evil. In fact, Theophylactus thought that for somebody who has two coats to give one to him who has none was a work of counsel and supererogation; otherwise he would not call the people innocent to whom he was speaking, and neither would he distinguish this act as good rather than evil, for if it is a command not to keep two coats, keeping them will be an evil act. Second, Theophylactus does not correctly interpret this passage, for he calls the people innocent whom John calls a “generation of vipers” and says to “bring forth therefore fruits worthy of repentance.”129 Moreover, keeping two coats means keeping what is superfluous, as Jerome says in question 1, Ad Hedibiam, and it is a sin to keep what is superfluous. Furthermore, in Matthew 22 our Lord taught that the tribute to Caesar must be paid, and certainly no tribute is owed to kings for any other purpose but to sustain the army in defense of the commonwealth, which the apostle explains in Romans 13: “For this cause pay ye tribute also: for they are God’s ministers, attending continually upon this very thing,”130 that is, to punish with their sword those who disturb the public peace, for before he had said: “For he beareth not the sword in vain: for he is the minister of God, a revenger to execute wrath upon him that doeth evil.”131 Second, it is proved by the examples of the saints who waged wars, for if war were evil, certainly it would not be waged by saints. In the Old Testament we read that Abraham, Moses, Joshua, Gideon, Samson, David, Josiah, and the Maccabees waged war with much praise. In the New Testament, Matthew 8, when the centurion said to Christ, “For I am a man under authority, having soldiers under me: and I say to this man, Go, and he goeth; and to another, Come, and he cometh, etc.,”132 the Lord praised him for his faith and did not command him to leave the army. In Acts 10, the same centurion, Cornelius, is called “a just man and one that feareth God”133 so much so that he deserved to see an angel, and afterward, after being taught the path to salvation by St. Peter, he was not told to leave the army. Subsequently, after Christ’s ascension to heaven, there were always Christians in the army, even under pagan princes, some of them truly holy and beloved by God, as Tertullian teaches in Apologeticus, chapter 5, where he reports a great miracle performed by Christian soldiers when they were fighting under Marcus Aurelius in Germany. They would certainly not have been in the army if that was evil, and even if they were, they would not have been so beloved by God that they were even able to perform miracles. See also Eusebius, Historia, book 8, chapter 4, and book 9, chapter 10 [9]. Basil also teaches in Oratio in laudem SS. 40 Martyrum that there were many holy men in the army of pagan emperors, and likewise Gregory of Nazianzus in his first oration In Julianum [4], in the second part. Finally, it is established that Constantine, Theodosius, Valentinian, Charlemagne, St. Louis the king of France, St. Maurice with his legion of Thebans, and many other Christian saints waged wars, and the holy bishops never blamed them; indeed, Theodosius asked the Abbot John for advice on the outcome of the war, as Augustine reports in book 5 of De civitate Dei, chapter 26. Third, it is proved because God always assists just wars, which of course He would not do if war were unlawful, for evil deeds may be allowed, but support to do evil deeds can never be given. In Genesis 14 Melchizedek said to Abram after he defeated four kings with only 318 servants, “Blessed be the most high God, which hath delivered thine enemies into thy hand.”134 In Exodus 17, answering the prayers of Moses, God gave victory to the Hebrews against Amalek; in Joshua 10, when Joshua was fighting, the sun stood still and God made great stones fall from heaven as rain and with the hailstorm of stones He killed more people than the sons of Israel with spears and swords. In 2 Maccabees 10135 angels appearing as knights fought with the Maccabees, and at chapter 15 we read that God gives victory to the worthy ones not because of the strength of the armies but as He wishes. Eusebius in De vita Constantini and in book 9 of Historia, chapter 9, attests that Constantine won battles with the help of God and through clearly proved miracles; Theodoretus in Historia, book 5, chapter 5, attests that the apostles St. John and St. Philip fought openly with Theodosius against his enemies; Socrates in book 7, chapter 18, writes that angels fought for the younger Theodosius against the Saracens; on Clodoveus, see Gregory of Tours, book 2 of the Historia Francorum, chapter 30; blessed Augustine in book 5 of De civitate Dei, chapter 23, writes that Honorius’s army attained an incredible victory against the Goths with a divine miracle; and innumerable similar examples can be reported. Fourth, it is proved by reason. It is lawful for the commonwealth to defend its citizens from internal enemies of peace by eliminating them with different kinds of punishment, and therefore it will also be lawful to defend its citizens from external enemies by war and weapons when it cannot be done in any other way. Since, in order to preserve themselves, it is necessary for commonwealths to be able to keep away all their enemies, both internal and external, and since this is the law of nature, it is certainly not credible that the ability to defend themselves was removed through the Gospel. Last, it is proved by the testimonies of the Fathers. Tertullian in Apologeticus, chapter 42, says: “We sail with you, and fight with you, and farm with you, and trade with you.” St. Gregory of Nazianzus in his third [second] Oratio de pace [22] says: “Both [the time of war and the time of peace] require some consideration, for even though it is actually possible in some cases to fight war in accordance with God’s law and authority, nevertheless for as long as we can we should incline rather to peace as the more divine and sublime course.” In his homily De nuptiis, on John 2, St. John Chrysostom says, among other things, “You use the army as a pretext and say that you cannot be pious; was not the centurion a soldier, and yet his being in the army did him no harm?” Blessed Ambrose, sermon 7, says, “to be in the army is not a crime, but to be in the army for the sake of pillaging is a sin.” And in his De officiis, book 1, chapters 40 and 41, he lists among the virtues military valor, and he proves that our men did not lack it with many examples. Likewise in his Oratio de obitu Theodosii he vigorously praises Theodosius for his ability in war. In his epistle 5 [138] to Marcellinus blessed Augustine says: “For if Christian discipline disapproved all wars, the soldiers in the Gospel who were asking for advice about salvation would have been told to throw away their weapons and to remove themselves completely from the army, but in fact they were told not to do violence to any man, or accuse any falsely, and to be content with their wages. So He commanded that their pay should suffice and certainly did not prohibit them from serving in the army.” And in epistle 205 or 207 [189] to Boniface he says, “Do not think that anybody who serves in the army cannot please God, etc.” He teaches the same in book 22 of his Contra Faustum, chapters 74ff., and book 6, Quaestiones in Iesum Nave, question 10. Blessed Gregory, in book 1 of the epistles, chapter 72 [epistle 74] to Gennadius,136 says: “Just as the Lord of victories made your excellence shine brightly against the enemies of war in this life, so it is necessary that the same excellence is shown against the enemies of His Church with all vigor of mind and body, etc.,” and in chapter 73 [epistle 75], “If such prosperity had not followed your excellence in warfare as a reward of your faith, and through the grace of the Christian religion, it would not be such a wonder, but since you have made provisions for future victories (God willing) not with carnal precaution, but rather with prayers, it is something wonderful that your glory stems from God, who grants it from above, not from earthly advice.” Gregory of Tours in Historia, book 5, chapter 1, says: “If only you, O kings, engaged in the same battles as your forefathers, that the heathen terrified by your union might be crushed by your strength!” Blessed Bernard in his sermon to the soldiers, chapter 3, says: “Indeed the soldiers of Christ confidently fight the battles of their Lord, and have no fear of sinning when killing the enemies, and no fear of incurring the danger of being killed, seeing that death suffered or inflicted for Christ is not a crime but deserves a great glory.” But against this they object, first, through the Scriptures, starting with Deuteronomy 32: “To me belongeth vengeance and recompence,”137 and Romans 12: “Dearly beloved, avenge not yourselves, but rather give place unto wrath: for it is written, Vengeance is mine; I will repay, saith the Lord.”138 I reply that the vengeance that public authorities seek is rightly called the vengeance of God, for they are ministers of God serving Him in this matter, and that is why Paul, having said, “Vengeance is mine,” at the end of Romans 12, begins chapter 13 by saying, “But if thou do that which is evil, be afraid; for he beareth not the sword in vain: for he is the minister of God, a revenger to execute wrath upon him that doeth evil.”139 Then they add this passage from Isaiah 2: “And they shall beat their swords into plowshares, and their spears into pruning hooks: nation shall not lift up sword against nation, neither shall they learn war any more,”140 which are things predicted of the Christian era. I reply that in this passage only the perfect peace to come at the time of Christ’s birth is predicted, as blessed Jerome explains, and we know that this was fulfilled at the time of Augustus. Those words “any more” do not mean “for eternity,” but “for a long time.” Moreover, even if that had not been fulfilled, nothing could be concluded from it, for Isaiah does not prohibit war if there are enemies who disturb us, but he predicts a time in which there will be no enemies. Therefore as long as there are enemies, war can be waged, as it can also be said that it is predicted that Christ’s kingdom will be peaceful, seeing that His kingdom is not of this world and does not deal with temporal matters, and in this it is distinguished from the Judaic kingdom, which had to be strengthened and preserved with war and killings. Finally they object with these words in Matthew 5: “But I say unto you, That ye resist not evil: but whosoever shall smite thee on thy right cheek, turn to him the other also,”141 and Matthew 26: “All they that take the sword shall perish with the sword,”142 which are similar to Romans 12, “Recompense to no man evil for evil. Provide things honest in the sight of all men, etc.”143 I reply that Julian the Apostate once used the same arguments against the Christians, as Gregory of Nazianzus reports in the first oration In Julianum [4], around the middle of the work. But first, that all these precepts or counsels are given to private citizens, for God or the apostle did not command the judge not to punish him who wronged another, but He commanded everybody to suffer patiently their wrongs. War, however, does not pertain to private revenge but to public justice, and just as loving one’s enemy, which everybody must, does not prevent the judge and the executioner from doing their duty, so it does not prevent the soldiers and the emperors from doing theirs. Moreover, even these are not always precepts to private citizens; sometimes they are precepts, sometimes advice. Precepts are always to prepare the soul, so that a man may be ready to turn the other cheek and to give away his coat to somebody who wants it rather than offend God. But such action is in fact prescribed when it is necessarily demanded by God’s honor. Otherwise it is only advice, and sometimes not even that, for instance when offering the other cheek is of no use because the other person just repeats his sin. Such is the response of Gregory of Nazianzus in this passage, and Augustine’s in epistle 5 [138] to Marcellinus. Second, they can oppose our argument with three decrees of the Church. The first is in the Council of Nicaea, canon 11, where a most serious punishment is inflicted against those who return to the army after leaving it.144 The second is in epistle 90 [167] of blessed Leo, to Rusticus, and it is found also in the canon “Contrarium, de poenitentia,” distinction 5.145 Leo says, “It is contrary to the ecclesiastical rules to return to a secular army after doing penance,” and later, “He who wants to involve himself in worldly warfare is not free from the Devil’s snares.” The third is Gregory’s canon “Falsas,” same distinction, where it is said that those who adopt an activity that cannot be done without sinning are not entitled to do penance unless they abandon such activity, and Gregory gives the example of a soldier.146 To the first I reply that it deals with those who because they confessed their faith were deprived by Diocletian or Licinius of their sword belt, and afterward they reclaimed it, ready to deny their faith. See Zonaras and Balsamon on that canon, and Rufinus, Historia, book 10, chapter 6, and what we wrote on this in book 2 of De Conciliis, chapter 8. To the second and third I say that it deals with those who committed many sins occasioned by their military life and who therefore needed to do penance. In fact, those who return to military life knowing from experience that they cannot live it without sinning, are badly behaved because they themselves are evil, not the army; this is especially so when they have been commanded by a priest not to return. And that those canons do not in fact absolutely prohibit military life is clear from the ending of the canon, “Falsas,” where after saying that those who come back to the army after doing penance behave badly, it is added, “unless they come back upon suggestion of their bishops to defend justice.” Third, many passages from the Fathers are set against our argument by Erasmus, and to those passages we add two, one by Tertullian and the other by Jerome. In De corona militis, second part [11], Tertullian asks whether military life is becoming to a Christian. And he replies: “Do we believe that it is lawful for a human oath to supersede a divine one? And to answer to another lord after Christ? Will it be lawful to live by the sword when God said that whoever takes the sword shall perish by the sword? And will a son of peace, to whom even lawsuits are not becoming, engage in battle?” I reply that Tertullian does not condemn military life for being evil in itself. This is clear, first, from the passages above quoted from Apologeticus, chapters 5 and 42. Second, because in the book De corona militis he says that those who were soldiers before baptism can remain soldiers even after baptism, and he only teaches that he who is free must not enter military life after baptism, and he says: “Clearly, if faith afterward comes to those who have already entered military life, their situation is different from those whom John admitted to baptism, just like that very faithful centurion whom Christ approves of and Peter instructs in the Christian religion. For once the faith is accepted and sealed, one should either desert immediately or try every way possible not to do anything against God.” Third, it is clear because the chief reason he gives why Christians should not serve in the army is the danger of idolatry, for almost all princes were then pagans. Therefore Tertullian judges war to be contingently evil at that time: “Will he be guarding the temples he has renounced? Will he be eating with those who displease the apostle?147 Will he defend at night those demons that he rejected with exorcisms during the day? Will he bear a standard opposed to the standard of Christ? etc.” Moreover, his other reasons given above are only reasons of convenience, as is clear. In the epistle to Ageruchia, De monogamia, Jerome says: “Once it was said to soldiers, ‘Tie your sword very firmly to your thigh’; now it is said to Peter, ‘Put up again thy sword into its place,’ etc.” But his point is that in the Old Testament wars were commanded by God and were necessary to acquire and preserve the promised land; in the New Testament not wars but peace is commanded, since weapons are not necessary to conquer the kingdom of heaven. Nevertheless, from this it does not follow that Christians, as citizens of the temporal commonwealth, cannot wage wars against those who wronged them. Besides these, Erasmus opposes some other Fathers, and first Origen, who in Contra Celsum, book 2, just before the middle, says that Christ removed all wars; and in treatise 7 on Matthew, he explains in the passage of Luke 22, “He that hath no sword, let him sell his garment, and buy one,”148 saying that this passage is harmful for those who interpret it literally, thinking that they really must sell their garment and buy a sword. I reply that in the first passage there is nothing supporting Erasmus, for when Origen says that Christ removed all wars, he does not mean that Christ prohibited all wars, but that with His providence He brought a general peace to the world at the time of His birth. Indeed here there is something against Erasmus, for Origen says that because of God’s providence it happened that with Christ’s coming all were subjects of the Roman emperor, for if there had been many kings, wars would have been necessary, as some would respond to the wrongs of others. Nor is anything said against war in the following passage, for the words of God must not be understood so literally that anybody should necessarily sell his garment and buy a sword. In that figure of speech the Lord wanted only to explain that the apostles would have had the same hardship and need as those who sell their garment and buy a sword to defend themselves. But what is inferred from this against war? Because our Lord in this passage did not truly command purchase of a sword, then is He understood to have prohibited war? When Origen himself, in his homily 15 on Joshua, says that physical wars must not be waged by Christians, he means that the Christian army under the command of Christ is not a physical army against men, as was the army of the Jews under Joshua, but a spiritual one against demons. However, from this it does not follow that waging wars is unlawful for Christians as citizens of the political commonwealth. In the same manner the arguments that Erasmus takes from Chrysostom, Basil, and Theophylactus (drawing from St. Thomas’s Catena aurea, on Luke 22) can be disproved, since those passages show only that Christ did not order the apostles to really buy a sword. Then he juxtaposes our arguments against those of Ambrose, who in book 10 of his commentary on Luke explains the passage “He that hath no sword, let him sell his garment and buy one.” Ambrose says: “O Lord, why do you order me to buy a sword and prohibit me from striking? Why do you command me to get what you forbid me to bring out? Maybe to prepare me for an act of defense and not authorize an act of revenge, so that I would decide not to take revenge even if I could. The law does not in fact forbid to strike back and therefore perhaps He said to Peter, who was offering two swords, ‘It is enough’ as if this were lawful until the Gospel, so that in the law there is the knowledge of justice, and in the Gospel the perfection of virtue.” I reply, first, that nothing is said in this passage against war that is waged by public authority; this passage deals with private defense or revenge. Second, even private defense, according to Ambrose’s statement, does not refer to the prohibition of the precept, but to the perfection of the advice, as is clearly indicated by the words, “so that in the law there be the discipline of equity, and in the Gospel the perfection of virtue.”149 Erasmus opposes also Augustine, who, he says, is not consistent, for while in some cases he defended war, in others he wrote against war, as in the commentary on Psalm 37 where he writes: “We must not pray for our enemies to die, but for them to amend themselves.” And in epistle 5 [138] to Marcellinus he writes many things against war; indeed in epistle 158 [133] and other places he beseeches the same Marcellinus to punish the Donatists without bloodshed. However, Erasmus seems to have regarded those with whom he spoke as children, for what are these things to our purpose? Certainly in the commentary on Psalm 37 Augustine censured hatred of the enemy, which leads some to pray to God for their enemies’ death: who denies, in fact, that it is evil to wish the enemy’s death out of hatred and lust for revenge? But wishing death on one’s enemy and even accomplishing it is not evil according to the order of justice, if it is done not because of hatred toward man, but because of love of justice and the common good. Indeed in epistle 5 [138] there is nothing against war, but rather something in support of it, as we quoted before, and I do not know what Erasmus was dreaming of. In epistle 158 [133] he begs the judge to pardon the wicked who were already in custody and confessed their crime, which the bishops even now are accustomed to do. But what does this have to do with war? Or should we say that whoever begs that a thief be not hung consequently prohibits war? He also used as a counterexample St. Martin, who, as Sulpicius reports in his biography of him, said to the emperor Julian: “Let him who is to fight accept your gratuity. I am a Christian; fighting is not lawful for me.” However, Erasmus did not report St. Martin’s words faithfully, for he does not say “I am a Christian; fighting is not lawful for me,” but “So far I have fought for you, but now allow me to be a soldier for God; I am Christ’s soldier, fighting is not lawful for me.” By this he did not mean simply that he was Christian, but also that he was a monk by vow and way of life, for that is what “Allow me to be a soldier for God” and “I am Christ’s soldier” mean. This was the reason why Sulpicius a little earlier had written that St. Martin, after receiving baptism, continued being a soldier for two more years, not because St. Martin did not want to renounce the world immediately, but because the tribune of the soldiers, who shared the tent with him, promised to also renounce the world after his term as tribune had expired, that is, he promised St. Martin to become a monk with him. Therefore, St. Martin affirmed that war was forbidden not to a Christian, but to a monk, since he, being Christian, had remained in the army for two more years. Finally, Erasmus urges that the weapons of the Church are the sword of the word of God, the shield of faith, the helmet of salvation, the breast-plate of justice, the darts of prayers, as the apostle teaches in Ephesians 6, and therefore Christians must not fight with swords and weapons. I reply, first, that the apostle does not describe a war against men, but against demons, as is clear from this passage, “For we wrestle not against flesh and blood, etc.”150 Second, I say that the weapons of Christians are chiefly faith and prayers, but weapons made of iron are not unnecessary on that account, for in Exodus 17 we read that God granted victory to the Israelites against Amalek, with Moses praying and Joshua fighting, and we know that the Maccabees fought with weapons and prayers, and Augustine writes to Boniface, epistle 194 [Pseudo-Augustine 13],151 “Seize the weapons in your hands and let the prayer resonate in the ears of the Creator.” And Augustine writes to the same Boniface in epistle 205, alias 207 [189]: “Some fight against the invisible enemies by praying for you; you struggle against the visible barbarians by fighting for them.” But, they say, war is the opposite of peace, and peace is good and an effect of charity; therefore war is evil. I reply that war is the opposite of peace in such a way that it is also a means toward peace, and this is the difference between a just and an unjust war. An unjust war is the opposite of a good peace and leads to an evil peace, and therefore such war is evil; a just war is the opposite of an evil peace and leads to a good peace, just as the wounds of the surgeon are the opposite of the ill and imperfect health of sick people, but they lead to good and perfect health as their end.


Chapter 15: How many and what are the conditions of a just war?

The conditions of a just war are usually four according to those who discuss these matters: legitimate authority, a just cause, a good intention, and an appropriate way of proceeding. But each one must be discussed by itself. The first condition is legitimate authority, as St. Augustine says in Contra Faustum, book 22, chapter 75: “The natural order of mortals, that is suited to peace, requires that the authority and deliberation to undertake a war reside in the prince, while the soldiers owe it to peace and common safety to execute military orders.” And reason proves the same, for if private citizens or anyone who has a superior are wronged by somebody, they can appeal to their superior and ask him for justice. But if princes are wronged by other princes, they do not have a common tribunal where they can complain, and therefore it is lawful for them to respond to public wrongs with war. Moreover, this authority of declaring war resides, according to common opinion, in all princes and peoples who have no superior in temporal matters, which means all kings, the Republic of Venice, and similar entities, and also certain dukes and counts who are not subject to anybody in temporal matters, for those who are subject to others are not themselves heads of commonwealths but rather limbs. Note, however, that this authority is not required for a defensive war, only for an offensive one, for self-defense is lawful for anybody, not only for a prince, but also for a private citizen, while declaring war and invading the enemy are the prerogative of the supreme head. The second condition is just cause, since a war cannot be declared without a cause, nor can it be declared simply for some crime, but only to ward off a wrong. Thus St. Augustine in question 10 in his Quaestiones in Iesum Nave says: “Just wars are usually defined as those that take revenge for a wrong done, for instance if the people or city against which war is waged neglected to give satisfaction for their people’s unjust action or neglected to return what was wrongly taken away.” The reason is that a prince is only a judge of his own subjects, and therefore he cannot punish all the crimes committed by others, but only those crimes that are detrimental to his subjects; for even if he is not an ordinary judge of other people, he is nevertheless the defender of his own, and by reason of this necessity he behaves in a certain sense as the judge of those who wronged his people, so that he can punish them with the sword. Indeed, it must be observed that the cause for war must not be trivial or dubious, but important and certain, lest such war bring more harm than the hoped-for advantage. If in fact it is dubious, we must distinguish between prince and soldiers. The prince without a doubt commits a sin, for war is an act of punitive justice, and it is unjust to punish anybody for a reason not yet proved. Soldiers, however, do not commit a sin unless it is clear that the war is certainly unlawful, for subjects must obey their superior and must not discuss his commands; rather they must presume that their prince has a just cause, unless they clearly know the contrary. Likewise, when the guilt of a private citizen is dubious, the judge who condemns him sins, while the executioner who kills the condemned man does not, for the executioner is not bound to discuss the sentence of the judge, as Pope Boniface teaches in Liber sextus, “De regulis juris,” rule 25: “Whoever does something by order of the judge appears not to behave wrongly, since he must necessarily obey,”152 and blessed Augustine, Contra Faustum, book 22, chapter 75, says: “Thus it happens that a just man, if perhaps he is in the army of a sacrilegious king, could rightfully fight at his command preserving the order of civic peace, both when he is certain that what he is commanded to do is not against God’s precept and also when he is not certain that this is the case, for maybe the iniquity of the command makes the king guilty, but the duty to obey proves the soldier innocent.” Note, however, that this indulgence must be applied only to those soldiers who are obligated to serve their prince when he wages war, such soldiers being his subjects and also those who, even in time of peace, receive a regular salary from the prince, but not those soldiers who come from somewhere else when a war has to be fought. In fact, those who are not obliged to serve in the army cannot enter a war with a safe conscience, unless they know that the war is just. Those, however, who do not think about this, and are ready to enter a war whether it is just or not, simply to get paid, find themselves in a state of damnation. The third condition is good intention. Since the aim of war is peace and public tranquillity, it is not lawful to undertake a war for any other end. Hence those kings and soldiers who undertake a war either to harm somebody, or to enlarge the empire, or to show their prowess in war, or for a reason other than the common good, sin gravely, even if the authority is legitimate and the cause is just. So in the epistle to Boniface (no. 207 or 205 [189]), blessed Augustine says: “The will should want peace, only necessity should bring war, so that God may free us from the necessity and preserve us in peace. For peace is not sought in order that war might be undertaken, but a war is undertaken so that peace might be acquired. Therefore you should be peaceful even when fighting, so that by winning the war you may bring those whom you conquer into the unity of peace”; and in Contra Faustum, book 22, chapter 74: “Lust for harming, cruelty in seeking revenge, an unpacified and implacable spirit, brutality in rebelling, lust for power, and similar things are rightly condemned in war.” But there are two things to be noted. First, since war is a means to peace, but a very serious and dangerous one, a war must not be undertaken immediately when there is cause; peace must first be sought in other less dangerous ways, such as a peaceful request to enemies for the satisfaction that they owe: Deuteronomy 20: “When thou comest nigh unto a city to fight against it, then proclaim peace unto it,”153 and blessed Augustine, epistle 207 [189] to Boniface: “The will must want peace, only necessity should bring war.” But you will ask, if the enemy at first does not want to give satisfaction, but soon, with the war already begun, asks for peace and offers to give satisfaction, will the other be bound to desist from war? Cajetan at the entry “war” says that he is not bound to end the war when it has already begun, but he would be obliged to accept satisfaction before beginning the war. But (with the proviso of a better judgment) it seems that we must say that he who has a just cause is never bound in justice to accept satisfaction either before the beginning of the war or after, but in both cases he is bound to do so out of charity. The reason for the former is that a prince who has a just cause for war functions as judge of the other prince, who wronged him, but a judge is not bound in justice to pardon a guilty man who is condemned to death even if he offers satisfaction; nevertheless he could pardon him out of mercy, if he is the supreme judge. For example, a king is not bound to spare the life of a thief even if he gives back what he stole, but the king can out of mercy. The reason for the latter is that war is a very grave punishment, by which not only he who sinned is punished, but many innocent people are also involved accidentally. Christian charity seems, therefore, always to demand that the war should end when he who did the wrong offers due satisfaction, unless perhaps something else is accidentally involved, for instance, if the enemy against whom one fights is such that it benefits the common good that he is subject to another or that he is completely destroyed. Such enemies were the Amorites, whom God ordered to be eliminated completely (Deuteronomy 20). Second, it is to be noted that this third condition differs from the first two, because if those are absent, the war is unjust, but if this one is missing, the war is evil, but not properly speaking unjust. Whoever wages war without authority or just cause sins not only against charity, but also against justice, and he is not so much a soldier as a robber; but whoever has authority and just cause, and nevertheless fights for love of revenge or to enlarge the empire or for any other evil end, does not act against justice, but only against charity, and he is not a robber, but an evil soldier. From this it is deduced that when only the third condition is lacking, soldiers and kings are not obliged to make any restitution but only to do penance, while when the first or the second condition is lacking, all are obliged to make restitution for damage caused, unless they are excused by an invincible ignorance. For just as a crass and guilty ignorance does not excuse from sin, so it does not excuse from restitution, as we explain in the last chapter, regarding injuries and damage inflicted. But whoever suffers from an invincible ignorance is not obliged to make restitution for as long as he suffers from such ignorance. But when he realizes that the war was unjust, he is obliged to make restitution not for the damage inflicted at the time of the war, but for anything he has gotten out of the war that was not his. If he has no possessions but has become richer by selling things, he is obliged to give back as much as he gained, for something that does not belong to him cannot be kept even if it has been acquired in ignorance and without sin; it must be given back to the owner, if he is known, or to the poor. The fourth condition is the appropriate way of proceeding, which consists chiefly in this, that no innocent should be harmed, which John the Baptist explained in Luke 3: “Do violence to no man, neither accuse any falsely; and be content with your wages.”154 With these words John prohibits the injuries that soldiers usually inflict upon innocent people either by force or by treachery, either against their person or against their property. When he says, “Do violence to no man,” he prohibits the injury that people inflict with brutal violence, as when they kill the peasants if they do not readily obey. When he says, “neither accuse any falsely,” he prohibits the injury that is inflicted with treachery and calumny, as when they say that somebody is a traitor or an enemy, even if they know the contrary to be true, and with this accusation either rob him or kill him or bring him to the commander or the prefects. Indeed, when he adds, “and be content with your wages,” he prohibits the injury inflicted on somebody not to their person, but to their goods, as when they rage and pillage wherever they can, or demand and extort things from those who owe them nothing. However, it must be observed that there are three kinds of people on whom soldiers cannot inflict any damage, according to the rule of John the Baptist. The first is composed of all those who do not belong to the commonwealth of the enemies, and from this rule soldiers who inflict some damage on citizens or friendly peasants with whom they are quartered or whose land they are passing cannot be excused. And neither are they excused if they say that they have not received their pay, for this does not entitle them to the goods of private citizens. The citizen or peasant should not pay the price if the king or commander sins by not paying stipends to the soldiers, unless, for just cause, the inhabitants of a certain place are condemned to this form of punishment, that is, of providing for the soldiers, but that happens rarely. The second kind of people are those who, even if they belong to the commonwealth of the enemies in some capacity, nevertheless are exempted by the chapter “Innovamus, de tregua et pace,” where it says: “We decree that priests, monks, those who live in convents, pilgrims, merchants, peasants who come or go or work in the fields, and the beasts by which they plow or bring the seeds to the field, should enjoy a fitting security.”155 Here “merchants” does not seem to mean those who live in the city of the enemies and are part of that city, but only those who are there in transit or who are going to market, but are not part of the city. The third kind is composed of the people not suited for war, such as children, elderly people, and women, for such people, even if they can be captured and robbed since they are part of the city, nevertheless cannot rightfully be killed, unless they are killed by chance and by accident. Thus when a soldier shoots into a battalion of enemies and by chance kills a child or a woman or even a priest, he does not sin, but when he kills them intentionally and has the means, if he wishes, to avoid killing them, then he sins. In fact, natural reason teaches this, and God also commands the Hebrews in Deuteronomy 20 to spare children and women, and Theodosius was gravely reproached by Ambrose because when he wanted to punish the Thessalonians, he ordered all those who were in his way to be killed without discrimination, as Theodoretus reports in his Historia, book 5, chapters 17 and 18. The fact that Moses also sometimes ordered women and minors to be killed, as appears in Deuteronomy 2 and 3 and other places, does not mean that the same is lawful for our soldiers, as Moses clearly knew from God’s revelation that God wanted it, and to God no man can say, What doest thou?156

martes, 3 de marzo de 2026

¿Celeste o azul? El color de la bandera argentina

 Está grandemente extendido en círculos revisionista de tendencia rosista el insistir en que la bandera argentina originalmente era azul y no celeste, y que este último color fue impuesto por Mitre y Sarmiento a mediados del siglo XIX luego de la caída de Rosas.

¿Pero en qué apoyan su tesis?


En las siguientes razones:


1) La ley de 1818 aprobada por el Congreso que oficializó la bandera, establece que sus colores son “azul y blanco” y no “celeste y blanco”.


2) El CONICET ha demostrado que la bandera de la Escuela de San Francisco, donada por Bernabé Araóz en 1814, es de color azul y blanco, y no celeste y blanco.



3) El General Gerónimo Espejo señala en sus Memorias, metiéndose explícitamente en la disputa del color de la bandera, que la bandera del Ejército de los Andes era azul y blanca y no celeste y blanca.


4) El color de la bandera se basa en la escarapela, pero la misma fue creada de color azul, y no celeste.


5) Es de suponer que el color de la bandera fue tomado del color azul usado por los patricios, que está tomado del color del escudo de Buenos Aires, que precisamente tenía los colores azul y blanco.


6) En la heráldica no existe el color “celeste” sino solo el “azul”. Por tanto, la bandera debería haber sido azul.


7) En la bandera de la libertad civil el escudo está partido en azul y blanco, y no en celeste y blanco. Esto mismo se puede ver en la bandera del regimiento N.º 7, que incluso incluye banderas azules y blancas rodeando el escudo. Por tanto, la bandera nacional también debería haber sido azul y blanca.



 


Estas son, en definitiva, las razones que suelen esgrimir.[1]


Pero es impresionante cómo puede argumentarse estas cosas obviando las palabras del propio Manuel Belgrano que dice que crea la bandera “blanca y celeste”. Y más impresionante aún considerando que este testimonio primario es tremendamente conocido (por lo que no cabe excusarse con ignorancia), y que los revisionistas son muy adeptos a citar en profundidad. En este punto de discusión parecen haberse dejado llevar por su ideología identitaria federal rosista, habiendo abandonado el hábito de historiadores objetivos.



Para responder a las objeciones, haremos un repaso de las referencias que nos señalan que tanto la escarapela como la bandera eran celeste y blanca.


Pero antes, hemos de señalar una aclaración terminológica.

Azul es un color, mientras que celeste es un tono de azul, que refiere a un azul claro. Más bien, existen muchos tonos de azul, como también muchos tonos de celeste. Azul es el género, el celeste es una especie. Por ello podemos decir que el celeste es azul, aunque no podamos decir que el azul sea celeste; tal como podemos decir que el humano es un mamífero, pero no que el mamífero es un humano.


Esto es esencial, porque incluso en otras países hispanos ni siquiera se usa el sustantivo “celeste”, sino “azul claro”. E incluso en otros idiomas ni siquiera hay una palabra específica para este tono.


Los argentinos damos demasiada importancia a distinguir el azul del celeste a raíz de esta disputa del color de la bandera, que devino en distinguir dos facciones políticas.


Así que cuando encontremos referencias a que algún símbolo era “azul y blanco” no hemos de asumir que no era celeste. Y este es un error propio de estos revisionistas-rosistas.

Esto, por no decir, que a veces parece indistinguible a simple vista si un color es azul o celeste; y parecería depender más del contraste con otros tonos.

Esto se puede ver con la Orden de Carlos III.

Orden de Carlos III, la misma Real Cédula de creación[2], en 1771, la original, establece:

"VI. Las Insignias de los Caballeros Grandes-Cruces serán las siguientes: Una Banda ancha de color azul celeste con perfiles blancos..."

"X. Los Caballeros Seculares Grandes-Cruces usarán en las funciones solemnes de la misma Orden un Manto de Moer blanco, ó de otra tela de seda que sea correspondiente. Este tendrá la muceta de color azul celeste moteada de plata".


La reglamentación de 1804 también menciona que los colores son blanco y celeste, pero convierte en celeste todo el manto.

Podemos ver varios retratos en los que la banda y el manto tiene el color celeste.


Carlos IV como Gran Maestre

Carlos IV 

Carlos IV y su familia homenajeados por la Universidad de Valencia

Carlos IV, por Carlos Espinosa Moya (1818)


Fernando VII como Gran Maestre, por Vicente López Porteña


Fernando VII por Antonio Carnicero (1808).

Fernando, como príncipe de Asturias, en la Familia de Carlos IV, de Goya.

Fernando VII por Goya.

Fernando VII por Carlos Blanco.

Fernando VII por William Collins (1814)

Fernando VII por Carlos Blanco (1828)

Francisco de Borja y Poyo




Vicente María de Palafox, por Agustín Esteve (1796)


Pedro de Alcántara Álvarez de Toledo y Gonzaga, por Agustín Esteve (1817)

Francisco Javier de Elío, por Miguel Parra (1815).

Carlos Luis de Borbón

Carlos María Isidro, por Vicente López Portaña


Juan Escóiquiz por José Madrazo (1835)


Juan Martín de Pueyrredón (supuestamente)



Sin embargo, a veces el tono se ve más oscuro.


Carlos IV


Fernando VII por Vicente López Portaña (1832)


Fernando VII por Vicente López Portaña (1814-15)

Fernando VII por José de Madrazo y Agudo (1821)

Fernando VII por Luis López Piquer 


Conde de Castro-Terreño, por Agustín Esteve (c. 1800)


Por lo que la falta de una estandarización hace que el celeste a veces sea más claro y otras veces más oscuro, pero ciertamente diferenciándose de un azul que es claramente mas oscuro como el azul turquí, el azul marino, el azul de Prusia o el azul añil.

Dicho esto, vayamos a los testimonios.



La escarapela.

Como la bandera se basa en la escarapela, queremos empezar por ella. Y antes que ella, sus precedentes. No se basa en las cintas repartidas por French y Beruti en mayo de 1810, como está en el imaginario popular, pero sí es cierto que los colores celeste y blanco ya aparecieron en 1810.


Ignacio Núñez, en su “Noticias Históricas” (1825), señala que en la revista del Ejército del 9 de julio de 1810, para partir hacia el Alto Perú, las tropas llevaban en los fusiles “cintas blancas y celestes”.


El segundo testimonio es el de José Moldes, que en un oficio del 31 de diciembre de 1810 informa al gobierno que armó dos compañías de alabarderos a los cuales puso la “escarapela nacional… celeste, y las puntas blancas”.


Es importante resaltar que esta no es todavía una escarapela oficial, que seguía siendo la española.


Volviendo a Ignacio Núñez, él también señala que en marzo de 1811 al formarse la Sociedad Patriótica se le designó “el uso de una escarapela de cinta blanca y celeste”.

Igualmente, señala que Saavedra se enteró de que la gente se reunía y distinguía con “una escarapela blanca y celeste”. Por esto el gobierno mandó a detener a los que se encontrasen “con la divida blanca y celeste”. Allí el mismo Núñez fue uno de los detenidos, e Hipólito Vieytes le interrogó preguntándole: “¿qué sabe usted de la escarapela blanca y celeste?”


Núñez ha mencionado los colores repetidamente, y relaciolándolo con el distintivo de la Sociedad Patriótica, formada por morenistas.


Un tercer testimonio es la declaración que hace Martín Rivero, de enero de 1811, en donde informa que French y Beruti salieron del café de Marcos hacia el cuartel “habiendo salido al día siguiente las escarapelas de fondo celeste”.


Por lo cual, son tres testimonios, antes de la creación oficial de la escarapela en febrero de 1812, que nos dicen que se usaban los colores celeste y blanco.


Todo esto es antes de crearse la escarapela oficial en febrero de 1812. Solo un testimonio señala que se usaba color azul, y es el de Faustino Ansay en la “Relación” de su traslado de Mendoza a Buenos Aires. Este partidario realista, al enterarse del fusilamiento de Liniers, buscó refugio en Areco y pretendía encontrar a alguien que enviara a Buenos Aires cartas de recomendación, señalando que “llevaba escarapela azul y blanca, distintivo de la patria”.


Es el 18 de febrero de 1812 que el primer Triunvirato aprueba la creación de la escarapela, señalando:

“En acuerdo de hoy se ha resuelto que desde esta fecha en adelante, se haya, reconozca y use, la escarapela nacional de las Provincias Unidas del Río de la Plata, declarándose por tal la de los colores blanco y azul celeste y quedando abolida la roja con que antiguamente se distinguían”.


Beruti, en sus Memorias Curiosas, señala el 21 de febrero de 1812 que:

“En este mismo día, se pasó orden a las tropas y demás ciudadanos usen la escarapela en el sombrero de azul y blanco, como distintivo nacional, suprimiendo la que anteriormente se traía, española de color puramente encarnada.”


Sin embargo, como hemos establecido antes, debemos recordar que se puede llamar azul al celeste.

Debemos añadir otros testimonios.

Como el oficio del General Juan Martín de Pueyrredón al gobierno del 19 de marzo de 1812, informando que aplica lo decretado.

"Exmo. Señor: Se hará notorio en el Exército de mi mando la superior orden de V. E. de 18 del anterior para q.e se use por las tropas de la patria la escarapela nacional de dos colores, blanco y azul celeste, quedando abolida la roja. Si le fuera permitido a mi experiencia, representaría con ella la impresión que producen nimias innovaciones en irnos pueblos que aún no se hallan en estado de gustar de los síntomas de independencia y se resienten de cualquiera inoportuna que conciben, en la jurada representación de Fernando VII, mucho más en circunstancias tan críticas de retrogrado y debilidad. Pero V. E. estará más al alcance de lo que conviene desplegar, variar y promulgar, sin reducir por ahora los acuerdos y refrenar los discursos públicos al sumo objeto de la seguridad de la patria, y sin desmentir los principios de nuestra instalación con perjuicio de la opinión y crédito que influyen en los progresos del sistema. Dios guarde a V. E. Campamento general de Yatasto, Marzo 19 de 1812"


O lo que escribe Miguel de Azcuénaga, haciendo lo mismo el 20 de febrero de 1812:

"Exmo. Señor: Hé mandado comunicar á los cuerpos de esta guarnición por medio de la orden general, el oficio de V. E. de 18 del corriente que acavo de recibir, p.a q.e se use por las tropas de la Patria, la escarapela que V. E. ha tenido a bien declarar Nacional de las Provincias Unidas del Río de la Plata, compuesta de los dos colores blanco y azul celeste, quedando abolida la roja con que antiguamente se distinguían ; y lo aviso a V. E. en contestación. Dios gue. a V. E. m.s a.s Bs. x\y.s Febrero 20 de 1812. Exmo. Sr. Miguel de Azcuénaga. Exma. Junta de Gov." 


Y la respuesta de Belgrano ante la llamada de atención del gobierno por haber enarbolado la bandera, del 18 de julio de 1812:

"V. E. mismo sabe de que, sin embargo de que había en el Ejército de la Patria cuerpos que llevaban la escarapela celeste y blanca, jamás la permití en el que se me puso a mandar, hasta que viendo las consecuencias de una diversidad tan grande, exigí de V. E. la declaración respectiva".  


A estos testimonios textuales sumamos la evidencia iconográfica trayendo a colación la serie de retratos de José Gil Castro sobre la oficialidad argentina del Ejército de los Andes. En los retratos se puede ver, claramente, que las escarapelas son celestes y blancas.




General José de San Martín

Coronel Tomás Guido

Coronel Francisco Díaz

Coronel Diego Paroissien

Coronel Guillermo Miller

Coronel José María de Aguirre

Coronel Nicolás Rodríguez Peña

Rufino Guido

Coronel José Antonio Medián

Sargento Manuel Medina


Vemos, pues, que las escarapelas de sus respectivos sombreros son de color celeste. Si José Gil Castro hubiese querido representar estas escarapelas de color azul y no celeste, las habría representado con la tonalidad que representó las escarapelas chilenas:

Hipólito Francisco de Villegas


Luis de la Cruz y Goyeneche


Bernardo O'Higgins

Por tanto, está claro que Gil Castro busca representar en los oficiales argentinos un tono celeste y no uno meramente azul, como sí lo pretendió en los retratos de oficiales chilenos.

Otro retrato, más antiguo que todos estos del mencionado pintor, es el de Francisco Ortiz de Ocampo, primer general del Ejército del Norte, y comandante del Regimiento N° 2 de Infantería. El retrato es de 1813, cuando fue nombrado gobernador de Charcas (Esto se sabe porque la leyenda dice “el Ciudadano Coronel Presidente de La Plata").


Puede apreciarse que su escarapela es celeste y blanca.

Otro retrato, aunque tengo incertidumbre sobre su fecha de composición, es el de José Rondeau, quien fue Director Supremo en dos periodos (1815 y 1819-1820), vencedor en El Cerrito (1812), general del Ejército del norte en 1814-1815, derrotado en las batallas de Sipe-Sipe (1815) y Cepeda (1820) y ministro de guerra del gobernador Dorrego (1828).


A partir de 1828 se desempeñó como Gobernador y Capitán general provisorio del Estado oriental del Uruguay, nación a la cual sirvió a partir de entonces.
El uniforme que usa pertenece al Ejército oriental, como se adivina por los entorchados, el color encarnado de cuello y bocamanga, y el decorado de las charreteras (tres estrellas); aunque atrás se distinga la bandera argentina (.
Sin embargo, tanto el color de la escarapela como la faja de brigadier (grado que obtuvo también en Uruguay en 1830) siguen siendo de color celeste.


Finalmente presento otros tres retratos cuya identificación de los colores de la escarapela de los sombreros es dudosa. Sin embargo, conviene presentarlos para dejar constancia.

El primero es el de Manuel Dorrego, que viste uniforme de coronel de infantería de línea decretado el 18 de agosto de 1826. El color de la escarapela parece ser celeste; sin embargo, el cuadro fue mandado a hacer en 1828 por Juan Manuel de Rosas para la Cámara de Representantes de la Provincia de Buenos Aires, y parece raro que hubiese aceptado tal color considerando la aversión que tuvo el Restaurador por el celeste, que identificó con los unitarios. 


 Entonces, o podemos decir que en dicho momento Rosas no veía problema con el color celeste porque, después de todo, representaba la realidad histórica de que Dorrego usó dicho color; o bien podemos decir que el color de la escarapela representada no es celeste sino azul. Pero no considero probable esta última opción porque claramente la escarapela se ve más celeste que lo que aparece representado en otros ejemplo. Entre ellos, los siguientes.

El segundo ejemplo es el de Lucio Norberto Mansilla.


La obra fue realizada por Juan Felipe Goulu, en 1828-1829. Desconozco cuál es el uniforme que viste, puesto que la casaca coincide con la usada por la caballería de línea en la guerra del Brasil, pero el pantalón ciertamente no. 
En cuanto a la escarapela, no se distingue si es celeste intenso (y opacado por la oscuridad de la obra) o más bien un azul. Y más parece azul que celeste.

Finalmente, la última pintura que presento es la de Manuel Correa.


Manuel Correa fue jefe del Regimiento de Granaderos de Infantería (1819), del Tercer Batallón de la Legión Patricia (1822), del Regimiento de Cazadores N° 2 (1822) y del Regimiento N° 1 de Infantería (1827), en calidad del cual participó de la guerra del Brasil y fue ascendido a coronel. Fue partidario de Juan Lavalle y emigró a Uruguay en 1830.
  
No sé cuándo fue pintado el retrato, pero debió ser luego de 1827, porque presenta las charreteras y la faja encarnada propias de los coroneles. Además, parece tener la condecoración del cordón de Ituzaingó, en plata.
Las charreteras indica que todavía pertenecía al Ejército Argentino, aunque no reconozco su uniforme (que es muy similar al del Regimiento N° 9 de Infantería de la década de 1810).

En todo caso, el punto es que el color de la escarapela, que apenas se ve en la parte inferior izquierda, parece ser azul.


Como ejemplos de escarapelas conservadas del periodo, según mi conocimiento solo tenemos la que pertenece al morrión de Manuel de Escalada como jefe del Regimiento de Granaderos a Caballo. Aunque el modelo, tanto del morrión como de la escarapela, es de tiempos de la guerra del Brasil.



Se puede apreciar que el tono parece ser azul, contrastando con las escarapelas más celestes en las obras de Gil Castro de la década anterior.


Lo que podemos concluir de todo esto, es que la escarapela era celeste y que en todo caso es a partir de la década de 1820 que empezamos a ver que el tono, al parecer, se va volviendo más azul oscuro.


La bandera.

 Hemos visto que el celeste ya se usaba antes de 1812, que el Triunvirato creó la escarapela el 18 de febrero de 1812 con los colores azul celeste y blanca, y Belgrano se basó en esta para crear la bandera.
Pues escribe Belgrano al gobierno el 27 de febrero de 1812:

"Siendo preciso enarbolar bandera y no teniéndola, la mandé a hacer blanca y celeste conforme a los colores de la escarapela nacional. Espero sea de la aprobación de V.E."

Este es el primer testimonio de la bandera, y debería quitar toda duda sobre su color. Puesto que su mismo creador certifica que la creó celeste, no azul.

Vuelve a insistir en esto en la respuesta que da al gobierno el 18 de julio de 1812, luego de recibir la llamada de atención por haberla enarbolado:

“en la batería que se iba a guarnecer no había bandera y juzgué que sería la blanca y celeste la que nos distinguiría como la escarapela”.


Otro testimonio - los cuales traté de exponer en orden cronológico- es el de Juan Manuel Beruti, quien nos dice en sus Memorias Curiosas que el 23 de agosto de 1812 se izó en la Iglesia de San Nicolás de Buenos Aires "una bandera blanca y celeste". Precisamente, este hecho es conmemorado en el Obelisco de la ciudad, que se alza donde estuvo la mencionada Iglesia.

No es esta la única vez que Beruti refiere al color celeste de la bandera. Pues para el 3 de octubre de 1812, señala que en el Fuerte de Buenos Aires se izó "un gallardete de color celeste y blanco, divisa de la Patria".

Para el 8 de mayo de 1813, describiendo el nuevo escudo aprobado por la Asamblea del año XIII, comenta:

"Las manos juntas significa[n] la unión de las provincias; […] y los campos celeste y blanco nuestra bandera nacional”.


En la misma página, aunque no refiere a la bandera, sin embargo refiere a algo derivado de ella, que es la divisa que debe usar el grado de Brigadier de Ejército, que consistiría en “una faja blanca y celeste”, como igualmente dos plumas “blanca y celeste” en el sombrero.

Para enero de 1814, Beruti señala, refiriendo las disposiciones del gobierno, que “el general de las armas se distingue en virtud del superior decreto por una banda cruzada, celeste, con borlas de oro por remate”.

Esta banda es precisamente la que vemos que usa San Martín en el retrato realizado por Gil Castro, que vimos que era celeste. 


Para el 17 de abril de 1815, señala que se izó “en el asta de la fortaleza la bandera de la patria, celeste y blanca, primera vez que en ella se puso”.


Por lo que seis veces nos señala Beruti que la bandera es de color celeste. Solo una vez nos dirá que es azul, que es en su entrada para el 7 de marzo de 1818, haciendo referencia a la ley aprobada por el Congreso en la que agrega el sol a la bandera de guerra.


Pasando de Beruti, el siguiente es Francisco Acuña de Figueroa (que es autor de las letras de los Himnos nacionales de Uruguay y Paraguay), que en su Diario histórico del sitio de Montevideo (1812-1814), dice:

"Principia en octubre de 1812
Jueves, día 1°
Hoy el intrépido Culta,
Aquel terrible Artiguista 
Que difundiendo el espanto
El campo entorno domina;
De quien, huyendo azoradas
Guarniciones y familias
Con hipérboles ponderan
La fiereza y la osadía,
Ya del Cerrito la cumbre 
Recorre, y a nuestra vista
Por primera vez presenta
La blanca y celeste insignia".


Luego tenemos al General José María Paz, que en sus Memorias póstumas nos relata el evento del juramento junto al río Pasaje el 13 de febrero de 1813, unos días antes de la batalla de Salta:

"Allí tuvo lugar la solemnidad del juramento que se recibió al ejército de defender el nuevo pabellón celeste y blanco que adoptaba nuestro país”.


El mismo evento es rememorado por Lorenzo Lugones:

"se presentó en el campo el general Belgrano con una bandera blanca y celeste en la mano que la con muchas circunstancia y reverencia colocó en un altar”.


Siguiente testigo al estrado es el testimonio de los Anales inéditos de Potosí, que anotando la entrada del Ejército patriota en la ciudad dice:

"el miércoles 26 [de mayo de 1813] entró otra división en marcha (...) La bandera tenía dos colores a los extremos azul celeste y al medio blanco".


 Sigue el comandante realista Gaspar de Vigodet, asentado en Montevideo, que informando al ministro de Estado español, el 18 de octubre de 1813, dice:

“Excelentísimo Señor: Los rebeldes de Buenos Aires han enarbolado un pabellón con dos listas azul celeste a las orillas y una blanca en medio, y han acuñado una moneda con el lema de ‘Provincias del Río de la Plata en unión y libertad’”.



Para 1814, tenemos al Cabildo de Santiago del Estero, que para las celebraciones del 25 de mayo establece que:

"se haga un solemne paseo a caballo sacando una Bandera para insignia de nuestra libertad, celeste y blanca".


Asimismo, tenemos los testimonios sobre la bandera de la Escuela de San Francisco en Tucumán -mencionada entre los argumentos de los revisionistas-, que nos informan que su bandera era celeste.

Son tres testimonios. El primero es la carta de 1812 encontrada por  Monseñor Pablo Cabrera:

"Se había hecho una bandera de tafetán celeste y blanco, con sus borlas, y dos cintas de más de cuatro dedos de ancho, una blanca y otra celeste".


El segundo es el Libro de Ingresos (1780-1815, tomo I) del convento, asiento del 7 de octubre de 1813:

"En la Escuela se ha puesto una bandera de tafetán celeste y blanco con sus borlas".


Y el tercero es el Libro de Disposiciones del Convento (período 1748 a 1826), página 8, el 28 de junio de 1814:

"It. Una bandera de tafetán celeste y blanco con sus borlas y dos cintas de más de cuatro dedos de ancho, una blanca y otra celeste que pende de la lanza".


Estos tres testimonios dejan bien asentado que la bandera de la Escuela era celeste, por mucho que el CONICET diga lo contrario. Por no decir, además, que la bandera se puede ver a simple vista que es de color celeste y no azul.

Antes de la restauración

Restaurada






Para explicar la discrepancia entre el tono claramente celeste que se aprecia a simple vista y el resultado del azul turquí que determinó el CONICET suele apelarse a que la bandera se ha desteñido. Pero este sería el primer caso milagroso en donde una bandera azul es desteñida a un celeste bien definido. 

Tal argumento parece poco convincente considerando que tenemos multitud de banderas antiguas en donde el azul no se ha desteñido de forma semejante. Por ejemplo, tenemos la bandera francesa del barco Le Genereux:



O las banderas gemelas de Ignacio Allende, usadas por los insurgentes mexicanos:




O tenemos banderas de la época de Rosas, como la bandera argentina tomada por los franceses en Vuelta de Obligado y que se expone en Los Inválidos:



También podemos ver esta otra bandera de la época, del Batallón Restaurador, en la que el azul un poco desteñido no devino en celeste:



Resuelto ese punto y presentado el testimonio, pasemos a otros.



En 1815, Belgrano y Rivadavia son enviados a Europa en misión diplomática, y allí redactan un Memorial y un proyecto de Constitución de para presentar a Carlos IV. En el proyecto de Constitución para el Reino Unido del Río de la Plata, se establece en el artículo 1:

"sus armas serán un escudo que estará dividido en campo azur y plata (...) su pabellón será blanco y azul celeste".

Belgrano, claramente, replica aquí simplemente la bandera que ya había creado.


Otro testimonio es el del realista José de Obregón y Francos, que en un oficio al director general de la Real Armada, del 14 de julio de 1815, informa que en Buenos Aires:

“se arboló la bandera de independencia, arriando la del Rey (aquélla es: dos franjas celestes y una blanca en el centro, todas horizontales); el 18 de abril de ese año; el inglés Brown, Comandante de las fuerzas marítimas insurgentes, puso aquella mañana un asta en la torre del Cabildo e izó en ella la bandera del oprobio"


Urbano de Iriondo señala igualmente, en sus "Apuntes para la Historia de Santa Fe" (1872), que en agosto de 1815 con la llegada a la provincia del Ejército al mando del general Viamonte, "quitaron luego la bandera santafesina y enarbolaron la celeste y blanca de la Patria".


El siguiente testimonio son las Instrucciones reservadas que en 1815 firmó el Director Supremo Ignacio Álvarez Thomas para el corso. Allí establece:

"Si se tratare algún combate, se tremolará al tiempo de él el pabellón de las Provincias Unidas del Río de la Plata a saber, blanco en su centro y celeste en sus extremos al largo”

Esta es la primera vez que, hasta donde sé, aparece mencionada la bandera en la legislación.


Luego vendrá otro testimonio importantísimo para lo que estamos tratando, que es la ley del 25 de julio de 1816, aprobada poco después de declarada la independencia. La misma establece la bandera menor:

“Elevadas las Provincias Unidas de Sud- América al rango de una nación, después de la declaratoria solemne de su independencia, será su peculiar distintivo la bandera celeste y blanca, de que se ha usado hasta el presente y se usará en lo sucesivo exclusivamente en los Ejércitos, Buques y Fortalezas, en clase de bandera menor, ínterin decretada al término de las presentes discusiones la forma de Gobierno más conveniente al Territorio, se fijen conforme a ella los jeroglíficos de la Bandera Nacional Mayor”.


Y sigue el testimonio de las Instrucciones reservadas dadas por el gobierno al armador de la Fragata La Argentina, Vicente Anastasio de Echeverría, el 25 de junio de 1817:

"3° - Si se trabase algún combate se tremolará el pabellón de las Provincias Unidas, a saber blanco en su centro y celeste en sus extremos largos".


El siguiente [3] es el decreto del 2 de enero de 1826 emitido por el gobernador de Buenos Aires Juan Gregorio de Las Heras, en las que establece las instrucciones para el corso marítimo: 

“(…) Que confiere el Gobierno encargado del Poder Ejecutivo Nacional de las Provincias Unidas del Río de la Plata a. D... como Armador de Corsario nombrado… para hacer el Corso contra el Imperio del Brasil.

Artículo I.-  Todo buque brasilero mercante o de guerra, será considerado como enemigo de esta República, por lo tanto, podrá hostilizarlo, apresarlo o incendiarlo si fuese posible a menos que condujere a su bordo alguna persona de rango con carácter público del Gobierno del Brasil en cuyo caso le permitirá libremente su viaje.

Artículo II.- Si se trabase algún combate se tremolará el Pabellón Nacional de la República, Blanco y Celeste con un sol en el centro”.


Finalmente, hay otros testimonios indirectos, como la ley establecida por la Sala de representantes de la Provincia Oriental el 25 de agosto de 1825 para la bandera de su territorio:


"La Honorable Sala de Representantes de la Provincia Oriental en uso de la soberanía ordinaria y extraordinaria que legalmente reviste, ha sancionado y Decreta con valor y fuerza de ley, lo siguiente: "Siendo una consecuencia necesaria al rango de Independencia y Libertad que ha recobrado de hecho y de derecho la Provincia Oriental, fijar el pabellón que debe señalar su Ejército y flamear en los pueblos de su Territorio, se declara por tal el que tiene admitido, compuesto de tres fajas horizontales, celeste, blanca y punzó, por ahora, y hasta tanto que incorporados los Diputados de esta Provincia á la Soberanía Nacional, se enarbole el reconocido por el de las Unidas del Rio de la Plata a que pertenece. Dado en la Sala de Sesiones de la Representación Provincial, en la Villa de San Fernando de la Florida, á veinticinco días del mes de Agosto de mil ochocientos veinticinco. — Juan Francisco de Larrobla, Presidente"


O la bandera de la provincia de Santa Fe, tal como señala en oficio Estanislao López a la Junta de Representantes de la provincia el 1 de octubre de 1822:

"En cuya virtud he meditado (salvo el de V. H.) sea cuatricolor nuestro pabellón Provincial colorado, blanco en el medio, celeste a la derecha y en el centro un óvalo orlado con una faja amarilla donde se note: Provincia Invencible de Santa Fe". 

El blanco y celeste de ambas banderas, claramente, están tomados de la bandera nacional; y el colorado o punzó está tomado del federalismo. 


También está la bandera del Estado uruguayo establecido por la Asamblea Constituyente de Uruguay, el 19 de diciembre de 1828, claramente basándose en la argentina:

“Artículo único. —El pabellón del estado será blanco con nueve listas azul celeste horizontales…”


O el uniforme de los oficiales de marina, que describe La Gaceta de Bs As el 3 de octubre de 1814:

“casaca azul, botón de ancla, vuelta solapa y forro celeste, pantalón azul, chaleco azul”.

O la condecoración establecida para los vencedores del combate del Bajo de Santa Ana el 19 de diciembre de 1816:

“un escudo de distinción en paño celeste”.

El color proviene claramente de ser e color nacional.


Todo este cúmulo de testimonios nos muestra que la bandera era celeste, no meramente azul. 

Esto no quiere decir que no haya testimonios que nos describan las banderas como azules y blancas. Las hay pero son las menos, y tampoco implican necesariamente que no sean a su vez celestes y blancas.

Hay tres testimonios de los Anales inéditos de Potosí:

1) 

“El 27 [de mayo de 1813] en la galería del Gobierno se puso una bandera de color azul a los extremos y blanco al medio con un rótulo que llamaba a todos a las armas...”


2) La jura de la Asamblea del año XIII en Potosí:

“El 8 [de julio de 1813] desde las 5 de la mañana, se formaron las tropas en la plaza y se hicieron muchos preparativos y salvas (…) El general Belgrano llevaba la bandera de color azul y blanco”


3) La salida del Ejército para la batalla:

“El 18 [de septiembre de 1813] salió [desde Potosí] el ejército que aún quedaba aquí del Nº 1, con 1.400 hombres (…) llevaron la bandera de la Patria, entre azul y blanco, con una Cruz al medio, y encima la insignia de la libertad”.


4) Aunque no es la bandera, sin embargo es la banda del Director Supremo, establecido por la Asamblea, se deriva de los colores nacionales:

“39 —Llevará una banda bicolor, blanca al centro y azul a los costados, terminada en una borla de oro, como distintivo de su elevada representación”.


5) Beruti replica lo establecido por la ley de 1818, en su entrada del 7 de marzo:

“Se mandó por suprema orden que las banderas de los buques de guerra del estado se pusieran en la forma siguiente: dos fajas atravesadas azules y una blanca en medio, llevando en ésta por divisa un sol dorado, orlado de estrellas de oro, y en las fajas azules iguales estrellas de oro”.


6) Henry Marie Brackenridge, en su libro "Voyage to South America, performed in the years 1817 and 1818", vol. 1, describiendo Buenos Aires:

"Centinels, however, are seen pacing the walls, and the blue and white flag, waving over their heads"

("Sin embargo, se ven centinelas caminando por los muros, y la bandera azul y blanca ondeando sobre sus cabezas").

Color que también atribuye a la escarapela:

"The old Spaniards... They are also distinguished by not mounting the blue and white cockade, which is universally worn by the citizens of the republic"

("Los viejos españoles... También se distinguen por no portar la escarapela azul y blanca, que es universalmente usada por los ciudadanos de la república").


7) El "Romance endecasilabo"  (post 1818), en la Lira Argentina (1824), que se puede leer en la página 241:

"Un tal Nieto el plusultra nos mostraba

Desde los Charcas para contenernos,

Los cerros nuestra tropa atravesaba

Hasta que el mismo Nieto pudo vernos,

Vio nuestro azul y blanco tremolando

Y en la plaza con Sans murió temblando".



Aunque los testimonios se refieren a banderas distintas, por lo menos el segundo testimonio refiere claramente a la celeste que usó Belgrano como bandera nacional.

Y el quinto testimonio refiere a la bandera celeste, porque la ley no cambió el color, y Beruti refiere constantemente que la bandera es celeste, y solo aquí señala que es azul porque solo replica lo que dice la ley.

Como la bandera se describe ampliamente como celeste, no pueden tomarse estos testimonios en las que se dice que era azul para concluir, por ello, que la bandera era azul turquí. Más bien, en estos testimonios se describe la bandera como azul, sin más, considerando al celeste como un azul. 


Una segunda línea de evidencia son las banderas existentes, aunque estas son muy pocas.

Primero, la bandera de la Escuela de San Francisco, ya presentada.


Luego, las dos banderas de Macha, conocida una como bandera de Macha (con los colores blanco-celeste-blanco) y la otra como bandera de Ayohuma (con los colores celeste-blanco-celeste). Sin embargo, no sabemos de cuándo son estas banderas y no hay certeza de que las usara el Ejército del Norte bajo el mando de Belgrano.


La siguiente bandera es la del Ejército de los Andes, que contradice el testimonio del general Gerónimo Espejo que es retomado por los revisionistas. La bandera custodiada en Mendoza es claramente celeste, no azul [4].



Tenemos también la bandera ciudadana, que fue usada por la división de Cabot durante el cruce de los Andes. Sin embargo, ha de decirse que solamente el escudo parece ser original, y no el paño al que fue luego cosido. Aún así, el escudo sigue siendo celeste.


Originalmente podría haber lucido así, como la reconstruyó Fernando Pedrazzoli:


En la iglesia de la Orden Dominica en Córdoba se encuentra la bandera del coronel Pizarro, cuya identificación es discutida. Pero aún así, la misma es celeste [4]:


 

El ilustrador Nicolás Vico ha hecho una imagen de cómo se vería la bandera con su abanderado del regimiento de Caballería de Milicias de Mendoza.



Por último, tenemos la bandera del Regimiento del Río de la Plata, creado en Perú en 1822 por San Martín uniendo los restos de los batallones 7 y 8. Lamentablemente, solo se conserva el escudo y tampoco podemos saber el tono usado porque no existe una foto en color del mismo. Existe una sola imagen, en blanco y negro, que Miguel Carrillo Bascary comparte en su blog [5]:


Aun así, el autor nos presenta la reconstrucción hipotética que hizo Celeste Herrera:



Hasta aquí las banderas conservadas del periodo.


Si pasamos a la iconografía, esta es más complicada, porque no son tan distinguibles los tonos. Primero, la bandera que aparece en la batalla de fondo del retrato de Belgrano realizado por Carbonnier en Londres, en 1815.





La segunda representación es una acuarela de Emeric Essex Vidal, de una vista del Fuerte de Buenos Aires en 1816.


Aquí la bandera sí parece tener un tono más azul.

Sigue otra acuarela de Emeric Essex Vidal, de la plaza frente a la Recova de Buenos Aires. El color de la bandera parece ser más ambiguo. 


Sigue una litografía de T. E. Brown, de 1819, de Batalla de Maipú. Pero no estoy seguro de cuándo es esta coloreada.


https://banderasargentinas.blogspot.com/2016/07/la-bandera-del-ejercitode-los-andes-por.html

Sigue una acuarela del pintor peruano Pancho Fierro, que representa a a una cuadrilla de negros festejando a independencia del Perú el 28 de julio de 1821. 
Tengo dos imágenes de la acuarela, y en ambas el tono es distinto.





Siguen las pinturas de José Murante. Murante fue un italiano que llegó a la Argentina en 1825 y se enroló en la marina, por lo que luego pintó por experiencia los combates de la guerra del Brasil.
En sus pinturas las banderas tienen un tono azul.

El combate naval de Los Pozos (11 de junio de 1826). 



Batalla de Juncal (8 y 9 de febrero de 1827)


Sigue el retrato icónico de San Martín, hecho entre 1827 y 1829, y que era de predilección del Gran Capitán, que lo tenía colgado en su dormitorio. En este, el color de la bandera es claramente celeste.


Finalmente, existen una representación de la batalla de Ituzaingó (20 de febrero de 1827), que no sabemos quién la hizo ni cuándo, pero parece de la primera mitad del siglo XIX. La bandera es claramente azul.




Con todo lo dicho, hemos de concluir que la bandera era originalmente celeste. Solo a partir de la década de 1820 puede verse que empieza a ser representada de un tono azul oscuro.


Luego de todo este análisis, respondemos a los argumentos de los revisionistas.


1) La ley de 1818 aprobada por el Congreso no dice meramente que la bandera tendrá los colores "azul y blanco", sino que serán sus colores azul y blanco "en el modo y la forma hasta ahora acostumbrados".

La ley no estaba innovando en el color, sino que se sobreentendía que sería el color usado de costumbre. Que, como se vio, era un color celeste. 

La ley lo que hacía era meramente distinguir la bandera menor de la bandera de guerra agregándole un sol pintado.



2) Sobre la bandera de la Escuela de San Francisco, lo hemos tratado anteriormente.

3) Igualmente, el testimonio del General Gerónimo Espejo con respecto a la bandera del Ejército de los Andes.

4) También tratamos sobre el color de la escarapela. 

5) A la suposición de que el color de la bandera viene del azul del escudo de Buenos Aires. Sostener esto es innecesario, porque los colores de la bandera están tomados de la escarapela, que ya vimos que es celeste.

Aún así, la suposición parece no proceder, porque si nos basamos en el escudo del Estandarte Real que se confeccionó en 1789, el azul del mar es claramente más oscuro que cualquier bandera o escarapela del periodo. 



Y si nos basamos en reconstrucciones, la que se hace de una banderola de los Dragones de Bs As tiene un tono celeste para el cielo antes que tener azul.




6) Al argumento de la heráldica, hemos de decir que la heráldica es la ciencia de los escudos, no de las banderas. Estas son estudiadas por la vexilología.

7) Finalmente, el argumento de las banderas de la libertad civil y la del regimiento N° 7. 

A la primera, decimos que esta no es propiamente una bandera nacional. Es, más bien, una bandera con el escudo sobre un fondo blanco. Como los escudos sí siguen las reglas del la heráldica y aquí no suele usarse el celeste sino el azul, sí es entendible que al pasarse el escudo a una bandera se respetara el tono azul del original. Por eso el mismo Belgrano, en el proyecto de Constitución monárquica de 1815 establece, como hemos referenciado, que el escudo del reino deberá ser de campo azul y plata. Sin embargo, cuando habla de la bandera dice específicamente que debe ser blanco y azul celeste, no meramente azul.

También debe entenderse que esto no aplica estrictamente en todos los casos. Así, por ejemplo, para la bandera del Ejército de los Andes, para mantener la coherencia cromática entre el paño y el escudo, ambos tienen el mismo tono celeste. Y de igual modo es de un tono celeste el escudo de la bandera ciudadana.

Además, el mismo Beruti nos señala que el color del escudo usado por la Asamblea del año XIII era celeste, en referencia a la bandera nacional. Y si uno mira el escudo usado por la Asamblea, es evidente que su tono es más celeste que azul. Basta comparar la imagen de abajo con las dos banderas alegadas en la objeción.



Restaurándolo un poco toscamente, puede apreciarse que el color es celeste.




Creo que he fundamentado suficientemente que el color de la bandera era originalmente celeste y que he respondido a los argumentos revisionistas.



[1] Muchas de ellas pueden verse aquí: https://www.lagazeta.com.ar/bandera_nacional.htm 

[2] La misma puede leerse aquí:  https://bibliotecavirtualmadrid.comunidad.madrid/bvmadrid_publicacion/es/consulta/registro.do?id=915 

[3] Tomado de aquí: https://banderasargentinas.blogspot.com/2026/02/el-fin-de-una-centenaria-polemica.html 

[4] Las cuatro imágenes que siguen las he tomado del magnífico blog de Miguel Carrillo Bascary, banderasargentinas.blogpost.com. Específicamente, de esta entrada: https://banderasargentinas.blogspot.com/2017/01/las-banderasdivisionales-del-ejercito.html 

[5] https://banderasargentinas.blogspot.com/2018/11/banderas-historicas.html